FC Nantes-Toulouse: La Coupe, source de sourire pour le FCN, un peu moins pour le TFC...

FOOTBALL Mardi soir, à la Beaujoire, le FCN s'est qualifié (2-0) assez facilement en quart de finale de la Coupe de France face à un triste TFC

David Phelippeau

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La joie des Nantais sur l'ouverture du score de Coulibaly.
La joie des Nantais sur l'ouverture du score de Coulibaly. — Sebastien SALOM-GOMIS / AFP

Encore un peu de piment pour Nantes, plus du tout pour Toulouse. Ce mardi soir, à la Beaujoire, le FCN s’est imposé (2-0) contre le TFC en 8e de finale de la Coupe de France. Un match quasiment plié par les Canaris à la pause (2-0). Ces derniers ne sont plus qu’à deux rencontres du Stade de France et ajoutent ainsi un peu de saveur aux semaines à venir.

Pour les Toulousains (14es en L1), le pain quotidien jusqu’en mai, sera d’obtenir un triste maintien.

Une pluie d’occasions nantaises, Goicoechea fait de la résistance

Pas étonnant qu’il soit l’homme du match côté TFC. Sans Goicoechea dans la cage, la note aurait pu être beaucoup salée (comme en L1 le 20 octobre, 4-0) et dès la mi-temps. Le gardien de but toulousain a multiplié les arrêts face à Boschilia (8e), Girotto (13e et 17e), Limbombe (16e) et Rongier (43e). Il n’a en revanche rien pu faire face à la tête de Coulibaly, bien seul dans l’axe de la défense, sur un coup franc de Lima (9e, 1-0) puis n’a pas été aidé par Cahuzac - reconverti défenseur central - sur le deuxième but nantais signé Limbombe.

Sur ce dernier, l’ancien Bastiais a malencontreusement dévié une frappe du Belge, qui venait de réaliser un petit exploit dans la surface adverse (2-0, 41e). Un avantage de deux buts qui venait récompenser les efforts de Canaris, plutôt justes dans le jeu et très fringants sur le plan offensif.

Toulouse, ô Toulouse, quelle tristesse

Une petite Coupe pour égayer le quotidien jusqu’en juin ? C’est loupé. Mais, Toulouse s’est-il vraiment donné les moyens de se qualifier ce mardi soir à Nantes ? A sa décharge, Alain Casanova était privé de pièces maîtresses pour cette rencontre (Amian, Jullien, Moubandje, Sangaré).

Néanmoins, on n’a jamais senti cette formation en mesure de prendre le dessus sur les Nantais. Pas grand-chose à signaler sur le plan offensif - à part un tir juste au-dessus de Jean (25e), un duel manqué face à Tatarusanu par Sanogo (61e) et une frappe vicieuse de Bostock (66e) -. Défensivement, la myriade d’occasions franches nantaises montre à quel point Toulouse a souffert. Un match à oublier côté violet.

Coulibaly aime la Coupe

Depuis la disparition de Sala, les regards sont davantage tournés vers lui. Coulibaly a encore marqué en Coupe. Comme un symbole, il a ouvert le score à la 9e minute… Le moment choisi (sans doute pour un long moment) par les supporters pour rendre hommage à l’attaquant argentin porté disparu depuis maintenant 15 jours. Une nouvelle réalisation qui porte son total à quatre buts en autant de rencontres (3 en Coupe de France et une en Coupe de la Ligue).

Coulibaly est buteur, mais pas seulement. Il s’affirme aussi comme un excellent point d’appui devant. Il aurait même pu être passeur décisif en toute fin de match pour Eysseric (90e +3). Sans aucun doute la belle surprise de ce début d’année.