FCN-TFC: La Coupe de France, un «extraordinaire» remède anti-morosité pour Toulouse

FOOTBALL Triste 14e de Ligue 1, Toulouse se déplace mardi à Nantes, 15e, pour une place en quart de finale de Coupe de France

Nicolas Stival

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La Coupe de France, un exutoire afin d'oublier le morne quotidien du championnat pour les joueurs du TFC. Ici, lors de la victoire contre Nice (4-1), en 32es de finale le 6 janvier 2019 au Stadium de Toulouse.
La Coupe de France, un exutoire afin d'oublier le morne quotidien du championnat pour les joueurs du TFC. Ici, lors de la victoire contre Nice (4-1), en 32es de finale le 6 janvier 2019 au Stadium de Toulouse. — P. Pavani / AFP
  • Trois jours après une défaite logique à Monaco (2-1) en Ligue 1, le TFC dispute un huitième de finale de Coupe de France, mardi à Nantes.
  • Cette compétition semble désormais la seule capable d’apporter un peu de piment à la seconde moitié de saison toulousaine.
  • Les Violets ont des soucis en défense avant de retrouver la Beaujoire, où ils avaient sombré en championnat le 20 octobre (4-0).

Alors qu’il semblait amorcer un semblant de dynamique positive (une défaite en six matchs), le TFC est tombé, samedi à Monaco (2-1). Première victime de l’ASM à Louis-II depuis près de neuf mois, Toulouse traîne à une obscure 14e place de Ligue 1. Un parcours en Coupe de France permettrait d’éclairer une saison qui s’annonce aussi peu glorieuse que les précédentes.

« Les joueurs sont convaincus, comme nous le staff et comme le club entier, que c’est quelque chose d’extraordinaire », assure Alain Casanova. L’entraîneur des Violets insiste sur le « double effet » Coupe : « Cela donne un peu plus de confiance : quand on gagne les matchs, le week-end d’après, on est dans de bonnes dispositions mentales en championnat. »

Déjà la plus belle « épopée » depuis 2009

A l’échelle du TFC, le parcours actuel relève déjà de l’exploit. C’est la première fois depuis dix ans que les Violets franchissent deux tours dans la compétition. En 2009, déjà sous la houlette de Casanova, ils rêvaient du Stade de France lorsque le Brésilien de Guingamp Eduardo était venu planter un doublé en demi-finale, au Stadium (1-2)…

Ce mardi, le technicien assure ne pas savoir quelle équipe il alignera, à une exception notable : comme en 16e, lors de l’épique qualification face à Reims (4-4, 4-3 aux tirs au but), c’est Mauro Goicoechea, le portier remplaçant qui officiera à La Beaujoire. Fatigués par un rythme dont ils n’ont pas forcément l’habitude, les Toulousains tirent la langue avant ce sixième match en 23 jours.

« Ce matin [lundi], huit joueurs pros ont pu travailler, d’autres n’ont fait que de la récupération et d’autres seulement des soins », lâche Casanova, embêté en défense par les forfaits certains de Kelvin Amian et François Moubandje (blessés) et celui, probable, de Christopher Jullien, touché au tendon d’Achille. Au milieu, l’indispensable Ibrahim Sangaré (adducteurs) devrait aussi passer son tour pour ce retour à Nantes, où le TFC avait sombré le 20 octobre, en L1 (4-0).

Ce jour-là, Emiliano Sala avait inscrit un triplé. « Comme tout le football français, je m’associe à la douleur des proches, à celle du club de Nantes, des supporters et des différents clubs pour lesquels il a joué, lance l’entraîneur. Une fois que le match est commencé, le football reprend le dessus mais l’émotion sera présente, c’est sûr. »