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«Avec le VAR, on serait qualifiés»... Reims ne digère pas l'élimination

Coupe de France: «Avec le VAR, on serait qualifiés»… Reims l’a mauvaise après son élimination à Toulouse

FOOTBALLLe Stade de Reims a chuté à Toulouse en 16es de finale de la Coupe de France mardi soir, au terme d’un match fou (4-4 après prolongations, 4-3 aux tirs au but)…
Nicolas Stival

Nicolas Stival

L'essentiel

  • L’entraîneur de Reims David Guion a contesté la validité du penalty de l’égalisation toulousaine, en toute fin de prolongations.
  • Plus généralement, les Champenois se sentent frustrés par la physionomie du match.

Ce mercredi matin, joueurs et supporters du TFC ont toujours les yeux qui brillent, au lendemain de l’incroyable qualification arrachée contre Reims pour les huitièmes de finale de la Coupe de France (4-4 après prolongations, 4-3 aux tirs au but). Dans l’autre camp, digérer cette orgie offensive risque de prendre un peu de temps.

Le penalty de l’égalisation toulousaine, tout au bout des prolongations, reste ainsi en travers de la gorge de l’entraîneur rémois David Guion, privé de banc car suspendu au Stadium. « Tout le monde me dit qu’il n’y a pas faute, a-t-il regretté en zone mixte. Avec le VAR, on serait qualifiés, mais il n’existe pas en Coupe de France… »

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Plus réservé, le défenseur Yunis Abdelhamid, forcément « frustré » et « déçu », a évoqué « un penalty évitable ». Faute de pouvoir recourir à la vidéo, l’arbitre Clément Turpin a décidé seul de punir le latéral gauche rémois Hassane Kamara, pour une supposée poussette sur Matthieu Dossevi. Hermétique au doute, Max-Alain Gradel n’a pas tremblé face à Edouard Mendy, le gardien de Reims, pas plus que quelques minutes plus tard lors de la série de tirs au but.

Mathieu Cafaro, héros maudit de la soirée

Au-delà de ce fait de jeu, la physionomie de la rencontre peut légitimement alimenter le courroux de Guion. « C’est difficile à accepter », a lancé le technicien. Mené contre le cours du jeu à la pause (1-0), capable de revenir trois fois au score avant la fin du temps réglementaire (3-3), l’actuel onzième de Ligue 1 a même pris l’avantage grâce à Mathieu Cafaro en prolongation (108e).

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L’ancien banni du TFC a ensuite frôlé le doublé. Cela aurait fait 3-5, et sans doute mis KO le club qui l’a licencié en avril 2017. Mais le milieu offensif de 21 ans a buté sur Mauro Goicoechea (115e). Tout au bout de la série de tirs au but, Cafaro, entré en jeu à la 85e minute, expédiera le ballon sur la transversale du gardien uruguayen.

Joie, frustration, déception… Le jeune joueur et son équipe seront passés par tous les états dans un Stadium de Toulouse qu’ils retrouveront dès le week-end du 9 février, en championnat. Et donc cette fois avec le VAR, formidable machine à rallonger les matchs, mais pas forcément à éteindre les polémiques.