Voile: Sprindrift 2 s'élance pour boucler son tour du monde en quarante jours

VOILE Le skipper Yann Guichard et ses onze membres d'équipage ont quitté le large de la Bretagne ce midi...

C.A. avec AFP

— 

Le maxi trimaran Spindrift 2, ici en octobre 2017 au large de la Trinité-sur-Mer.
Le maxi trimaran Spindrift 2, ici en octobre 2017 au large de la Trinité-sur-Mer. — Chris Schmid/Spindrift racing
  • Le plus grand multicoque du monde Spindrift 2 est parti au large d’Ouessant ce mercredi midi.
  • Skippé par Yann Guichard et onze membres d’équipage, le bateau se lance à la poursuite du trophée Jules-Verne.
  • Le record pour ce tour du monde à la voile a été établi en 2017 par Francis Joyon en 40 jours et 23 heures.

Dans son roman publié en 1872, Jules Verne évoquait la folle épopée de Phileas Fogg et son tour du monde en 80 jours. Près de 150 ans plus tard, le skipper Yann Guichard ambitionne de mettre deux fois moins de temps. Partis ce midi d’Ouessant, au large de Brest (Finistère), le bateau Spindrift 2 et ses douze hommes devront revenir avant midi seize et 57 secondes le 26 février s’ils veulent battre le record détenu par Francis Joyon.

Le skipper de Spindrift 2 Yann Guichard, ici avant le départ du trophée Jules Verne.
Le skipper de Spindrift 2 Yann Guichard, ici avant le départ du trophée Jules Verne. - Chris Schmid/Spindrift racing

En 2017, le dernier vainqueur de la Route du Rhum avait bouclé le tour du monde en 40 jours 23 heures, 30 secondes et 30 centièmes avec son maxi-trimaran Idec et ses cinq membres d’équipage.

Le plus gros multicoque du monde

C’est avec Spindrift 2, le plus grand multicoque du monde, long de 40 mètres, que Yann Guichard ambitionne de s’adjuger le trophée Jules-Verne. « Pour moi, c’est le plus beau des records, il n’y a pas vraiment de règle, c’est le challenge ultime. Je me rappelle de la première aventure de Bruno Peyron en 1993 (79 jours), ça a marqué mon enfance, et aujourd’hui je peux faire partie de l’aventure. Tourner autour de la planète, passer là où l’homme passe peu ou pas. C’est un voyage », a témoigné le navigateur avant son départ.

En attente de conditions favorables depuis 75 jours, l’équipage s’est enfin décidé à partir, profitant de sa seule fenêtre de tir pour espérer atteindre l'équateur en cinq jours. En 2017, Francis Joyon l’avait fait, bénéficiant de conditions météo quasi exceptionnelles. En 2015, Yann Guichard avait bouclé l’épreuve en 45 jours.

Le temps rêvé ? 38 jours…

En cumulant tous les meilleurs temps réalisés depuis la première tentative en 1993, le tour du monde en équipage d’Ouessant à Ouessant pourrait idéalement s’effectuer en 38 jours, précise Spindrift Racing.