Océan Pacifique: Une partie des profondeurs serait en train de se refroidir

ETUDE A l’heure du réchauffement climatique généralisé, une zone des profondeurs de l’océan Pacifique voit, au contraire, ses températures baisser…

20 Minutes avec agence

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Une zone de l'océan Pacifique profond serait en train de refroidir, selon une étude américaine (illustration).
Une zone de l'océan Pacifique profond serait en train de refroidir, selon une étude américaine (illustration). — Pixabay/Free-Photos

Une étude américaine publiée le 4 janvier dans la revue Sciencemet le doigt sur une singularité d’une partie des eaux profondes du Pacifique. Alors que les océans sont partout affectés par le réchauffement climatique, cette zone, elle, échapperait au phénomène.

Ce secteur de l’océan profond serait resté dans le passé, précisément à l’époque du « Petit âge glaciaire », explique Numerama.

Circulation des eaux

Cette période, qui s’étend entre le début du XIVe siècle et la fin du XIXe, a été marquée en Europe et en Amérique du Nord par une baisse générale des températures. Ce sont les effets de cette « petite glaciation » qui affectent aujourd’hui les profondeurs en raison de la circulation des eaux de l’océan. Celles, froides donc, qui se trouvaient en surface à l’époque, sont aujourd’hui dans les profondeurs.

Pour étayer leur théorie, les auteurs des recherches ont utilisé les températures enregistrées par l’expédition océanographique du bateau HMS Challenger (années 1870) et le projet World Ocean Circulation Experiment (années 1990). A partir de ces données, ils ont bâti un modèle de circulation océanique.

Compenser le réchauffement de la surface

Bien avant le début du réchauffement climatique et pendant des milliers d’années, les scientifiques ont observé que l’océan profond s’adaptait aux températures de surface. Et le refroidissement de l’océan profond a permis de « compenser un quart des gains de chaleur globaux dans les couches supérieures » (sur 700 mètres) depuis 1750.

Les scientifiques estiment que ces zones ont un rôle crucial à jouer dans « le bilan thermique de la planète. ». Reste que, selon eux, il ne faut pas surestimer la capacité de cette zone à absorber la chaleur du reste de l’océan.