Nantes: Mais qu'est-ce qui est arrivé au HBC Nantes à Celje dans le money time?

HAND Les Nantais, qui n'ont pas inscrit le moindre but dans les 13 dernières minutes, ont fait match nul (29-29) en Slovénie...

David Phelippeau

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Le capitaine Rock Feliho.
Le capitaine Rock Feliho. — Catherine Steenkeste/SIPA

Il y a fort à parier que Thierry Anti a dû se fâcher dans le vestiaire après le match. Rendez-vous compte, ses hommes, qui semblaient se diriger tout droit dimanche vers un premier succès à l’extérieur (3 défaites et 2 nuls) en phase de poule de la Ligue des champions, ont complètement craqué dans le dernier quart d’heure de son duel contre les Slovènes de Celje et ont concédé un match nul (29-29) incompréhensible. A la pause, le HBC Nantes menait tranquillement sa barque (15-19) s'appuyant sur un Dumoulin retrouvé (44 % d’arrêts) et un étonnant Delecroix à 5/5 aux tirs.

Maîtrise, lucidité, collectif bien huilé… Le HBCN semblait serein. A la 38e, les Nantais prenaient même 7 buts d’avance, le plus gros écart du match (18-25). A ce moment-là, on était loin d’imaginer à quel point le jeu des hommes de Thierry Anti allait se déliter. Les pertes de balle se multiplier. Les tirs « faciles » se succéder.

Un trou d’air interminable

Qu’est-il arrivé au HBCN pour que son avance fonde comme neige au soleil en une quinzaine de minutes ? Pendant 13 minutes exactement, les Nantais n’ont plus marqué un seul but. De la 47e à la 60e, pas un shoot réussi. Dumoulin s’est montré moins décisif face à l’euphorie grandissante des Slovènes, tout heureux et presque tout surpris de revenir au contact du « H ». Lazarov a touché le poteau sur le gong sur un coup franc du dernier espoir… 29-29. Incompréhensible match nul d’un HBCN (toujours 4e de la poule), qui devrait trouver le trajet du retour vers la France relativement long.