HBC Nantes-Chambéry: «C'est une claque, ça nous pendait au nez!», peste Tournat

HAND Le HBC Nantes, qui s'est incliné (29-33) pour la première fois de la saison en championnat contre Chambéry, perd sa place de leader...

David Phelippeau

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Nicolas Tournat.
Nicolas Tournat. — HBC Nantes

Huit, ça suffit pour le HBC Nantes. Mercredi soir, dans un palais des sports de Beaulieu à guichets fermés, le HBCN s’est incliné (29-33) pour la première fois de la saison en championnat (8e journée) face à son dauphin (avant la rencontre) Chambéry. Les Chambériens chipent la place de leader au « H » avec un petit point d’avance. « Félicitations à Chambéry, ils ont nettement mieux joué que nous, estime Thierry Anti, froidement. Ils avaient plus d’envie, plus de conviction et d’engagement. »

Rien n’a tourné rond pour les Nantais ce mercredi soir. On a bien vite compris que le mano a mano du début de match n’allait pas durer bien longtemps tant la plupart des Nantais étaient hors du coup. « Les statistiques sont accablantes… », lâche Anti sans en dire plus. Un petit coup d’œil à la feuille de stats, et là c’est le drame pour les gardiens de but, pas aidés il faut bien le dire par leur défense : 3 arrêts pour Dumoulin et 4 pour Siffert. 7 arrêts en tout, c’est forcément difficile d’espérer battre le 2e de championnat !

«On aurait dit des joueurs sans métier!», selon Anti

« J’assume cette défaite, martèle Anti. C’est un match qu’il ne faut pas perdre quand on a de l’ambition. On a été dominés du début à la fin. » A 10 minutes du terme, Beaulieu a bien cru que Nantes - souvent habitué à courir après le score cette saison - allait tout renverser après un but d’Emonet (25-26, 50e), mais le HBCN est vite retombé dans ses travers.

Anti encore une fois : « On aurait dit des jeunes joueurs sans métier, certains prenaient parfois des tirs dans des angles impossibles. On a eu un grand manque de lucidité. Il ne suffit pas de parler, il faut faire sur le terrain… » Passé près de la correctionnelle plusieurs fois cette saison, le HBCN a plongé cette fois-ci. « C’est une claque, ça nous pendait au nez depuis pas mal de temps », conclut le pivot Nicolas Tournat, très irrité.