HBC Nantes: Le «H» est-il vraiment à l'abri d'un accident de parcours?

HAND Les Nantais, toujours invaincus après 6 matchs en Division 1, seront à Istres (12e), ce mercredi soir...

David Phelippeau

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Kiril Lazarov en Ligue des champions.
Kiril Lazarov en Ligue des champions. — Sandor Ujvari/AP/SIPA
  • Le HBC Nantes affronte Istres ce mercredi soir.
  • Le club nantais, leader de D1, a annoncé la couleur en avant-saison : il vise le titre de champion de France.
  • Les Nantais doivent redoubler de vigilance contre des adversaires (comme Istres) moins huppés.

On ne le dit sans doute pas assez, mais le HBC Nantes s’est lancé un sacré défi en début de saison. Par la voix de son président Gaël Pelletier, le finaliste de la dernière Ligue des champions a annoncé la couleur : « Oui, on vise le titre et ce n’est pas utopique que de penser qu’on peut y arriver. » Culotté compte tenu de la concurrence du PSG, champion en titre, et de Montpellier, vainqueur de la Ligue des champions.

Depuis le début de la saison, le HBCN, qui se déplace ce mercredi soir à Istres (12e sur 14), signe son plus beau départ avec six succès en autant de matchs. « On n’a jamais fait ça, on avait réussi deux fois 5/6, mais pas 6/6, se réjouit le coach Thierry Anti. Si on fait 7/7, ça sera un sacré soulagement.  »

Une piqûre de rappel contre Cesson mercredi

Les Nantais savent ce qu’il leur reste à faire ce soir dans les Bouches-du-Rhône. Mais, Nantes est-il à l’abri d’un accident face à des équipes supposées plus faibles ? Rock Feliho and Co sont passés proches d’un carambolage mercredi avec la réception de Cesson, avec une victoire sur le fil (29-28). Anti en a parlé à ses joueurs : « Ce match doit être un exemple. On ne doit pas oublier cette rencontre. Ce soir-là, ce n’était pas nous et ça ne doit plus être nous ! »

Un coach nantais qui croit que sa formation a désormais « une petite marge  » sur la majeure partie des adversaires enn D1 grâce à son « expérience de la Ligue de champions et ses joueurs de talents ». Pour être champion de France, le sans-faute sera-t-il obligatoire  ? « Paris est un cran au-dessus de tout le monde qu’on le veuille ou non, estime Anti. J’espère que les Parisiens perdront quelques matchs car sinon, nous, on ne devra pas en perdre… » Une gageure qui semble quasiment irréalisable au regard de l’homogénéité de la D 1 et du programme démentiel du HBCN dans les semaines à venir.