XV de France: «C’est quand même beau d’avoir un club comme ça»… Maxime Médard encense «son» Stade Toulousain

RUGBY L’arrière trentenaire, qui devrait être titulaire samedi lors de France-Argentine, vient de prolonger avec son club de toujours…

N.S. avec AFP

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Maxime Médard lors de France - Afrique du Sud, le 10 novembre 2018 au Stade de France.
Maxime Médard lors de France - Afrique du Sud, le 10 novembre 2018 au Stade de France. — Ch. Ena / AP / Sipa
  • Alors qu’il fêtera vendredi ses 32 ans, Maxime Médard affiche une forme optimale.
  • Il se félicite de pouvoir continuer, et sans doute terminer, sa carrière à Toulouse, à la différence de certains de ses anciens coéquipiers.

Entre méforme, blessures et concurrence, Maxime Médard n’a pas toujours dit « tu » au bonheur ces dernières saisons, pendant que le Stade Toulousain rentrait dans le rang. Mais l’arrière-ailier a su épouser la trajectoire de nouveau ascendante de son club, actuel deuxième du Top 14 et leader de sa poule de Champions Cup.

Plutôt satisfaisant lors du frustrant France-Afrique du Sud (26-29), Médard devrait fêter sa cinquante-deuxième sélection samedi contre l’Argentine, après avoir soufflé la veille ses 32 bougies. L’esprit libre, puisqu’il a prolongé de deux années le contrat qui le lie aux Rouge et Noir, et qui expirait en juin prochain.

« La stratégie du club n’était pas forcément de me garder : j’ai vu des joueurs partir alors qu’ils étaient en pleine bourre au-delà de 32-33 ans, rappelle le triple champion de France (2008, 2011, 2012) et double champion d’Europe (2005, 2010). J’ai quand même une chance énorme. » Clément Poitrenaud ou Vincent Clerc, entre autres, n’ont pas eu la même « chance » dans un passé récent.

Des débuts en première division en 2004

« C’est quand même beau d’avoir un club comme ça », enchaîne Médard, qui a débuté en première division voici 14 ans.

« Certains clubs pourraient se poser des questions par rapport à cette continuité : [Didier] Lacroix a été joueur, puis entraîneur et maintenant président… Très peu de clubs sont comme ça et ne prennent pas les joueurs pour de la marchandise. »

Dans cette « famille », Lacroix, qui a dirigé Médard en équipe Espoirs, tient un rôle particulier. « Bien sûr qu’il était important d’être bon pour resigner, mais c’est Didier… Il m’a aidé aussi à être là où je suis. A 20 ans, il a dit à Guy [Novès, alors manager général] que j’avais fait un bon match [en Espoirs] alors que j’avais fait un match de merde. Et j’ai enchaîné derrière. » Et il enchaîne toujours.