VIDEO. Stade Toulousain: «Ce qu'on a fait, c'est énorme», savoure Maxime Médard, l'homme du match face au Leinster

INTERVIEW Auteur d’un doublé, Maxime Médard a énormément contribué à l’exploit du Stade Toulousain ce dimanche face au Leinster, champion d’Europe en titre…

Propos recueillis par Nicolas Stival

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Maxime Médard explose de joie après la victoire du Stade Toulousain sur les Irlandais du Leinster en Champions Cup, le 21 octobre 2018 au stade Ernest-Wallon.
Maxime Médard explose de joie après la victoire du Stade Toulousain sur les Irlandais du Leinster en Champions Cup, le 21 octobre 2018 au stade Ernest-Wallon. — P. Pavani / AFP
  • L’ailier de 31 ans a été élu « homme du match », comme huit jours plus tôt à Bath.
  • Pour ce Toulousain de toujours, son club est en train de retrouver le lustre du passé.
  • L’international de 31 ans savoure aussi la communion avec le public d’Ernest-Wallon.

Deux essais, dont celui de la victoire suite à une interception géniale de Louis-Benoît Madaule… Déjà décisif huit jours plus tôt à Bath (20-22), avec un essai et un incroyable sauvetage devant Burns, Maxime Médard a encore brillé ce dimanche face au Leinster (28-27).

Après deux journées de Champions Cup, le Stade Toulousain, pourtant privé d’une dizaine de joueurs contre le champion d’Europe irlandais, domine une poule 1 de malades. Au sortir du vestiaire, encore baigné dans l’euphorie qui a contaminé tout Ernest-Wallon, l’ailier international de 31 ans, Rouge et Noir de toujours, s’est confié. Un doux sourire collé aux lèvres.

Maxime, quelle est votre première réaction après ce match de fou ?

C’est un exploit. Les 30 premières minutes ont vraiment été exceptionnelles. Ensuite, on a baissé de rythme et on a permis au Leinster de revenir. Mais on a trouvé les ressources nécessaires pour pouvoir gagner ce match. Les remplaçants nous ont vraiment apporté un plus. C’est vraiment une belle journée. Vous (les journalistes) avez tous entendu la fête qu’il y a eu après la rencontre. Le club se reconstruit. Franchement, ce qu’on a fait face à la meilleure équipe d'Europe, c’est énorme.

Vous avez mis une énorme intensité dans cette rencontre…

En défense, on n’a rien lâché. Au début du match, les Irlandais ont dû se demander où ils étaient tombés. Nous avions tous les ballons, il y avait de la vitesse, nous nous trouvions. Nous n’étions pas favoris mais c’était bien pour nous de ne pas l’être. On n’avait pas de pression face au champion. Nous voulions juste montrer ce dont nous étions capables et nous jauger face à une grande équipe.

Une telle communion avec Ernest-Wallon, il y avait longtemps que le club n’en avait pas vécu…

Franchement, c’est énorme. J’ai rarement vécu des moments comme ça au stade. Il y en a déjà eu des beaux. Mais là, les supporters sont restés après le match, ils ont applaudi tous les joueurs. C’était énorme (bis).

En deuxième période, le Leinster passe devant, donne l’impression que sa victoire est inexorable. Et puis, il y a cette interception (69e)…

On avait bien analysé leur jeu. Sur cette action, Louis-Benoît Madaule monte bien. C’est un joueur intelligent qui a réussi à intercepter et à faire jouer après lui. Le Stade se retrouve un peu comme à la belle époque.

Cette belle époque, vous l’avez connue. Et là, vous venez d’être élu deux fois « homme du match ».

Honnêtement, pour moi, cela fait deux semaines que tout est sympa (Médard a aussi été convoqué en équipe de France ce mercredi, pour les test-matchs de novembre). Mais encore une fois, c’est tout un groupe, tout un club qui vit bien. Notre président (Didier Lacroix) fait ce qu’il faut pour remettre le Stade Toulousain où il se trouvait à l’époque.

Que dire de tous ces jeunes, qui ont assuré en l’absence de nombreux cadres ?

C’est un bon vivier. Ils « puent » tous le rugby. On a aussi des étrangers qui arrivent, qui s’imprègnent du jeu toulousain, qui adhèrent à ce projet. Cela crée des exploits comme aujourd’hui (dimanche).