VIDEO. Boxe: Arsen Goulamirian attendu de poing ferme... Les Arméniens de Marseille «en effervescence»

BOXE Originaire de Toulouse, le boxeur franco-arménien a beaucoup de supporters à Marseille, où il remet en jeu son titre de champion du monde WBA des lourds-légers...

Jean Saint-Marc

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Arsen Goulamirian se considère «chez lui» à Marseille.
Arsen Goulamirian se considère «chez lui» à Marseille. — B. Langlois / AFP
  • Arsen Goulamirian vit à Toulouse mais il a été « adopté » par Marseille lors de sa victoire en championnat du monde WBA des lourds-légers en mars dernier.
  • Ce Franco-Arménien sera très soutenu par la communauté arménienne de Marseille, qui se mobilise pour son combat, ce samedi, face à l’Australien Mark Flanagan.

Certains sportifs montent à Notre-Dame-de-la-Garde avant une échéance importante. Arsen Goulamirian, lui, va à l’église arménienne de Beaumont, dans le 12e arrondissement de Marseille. « On va mettre des cierges et le curé va bénir le combat, c’est notre rituel », souffle Sylvain Davidian, figure de la communauté arménienne de Marseille et supporter de la première heure d’ Arsen Goulamirian.

Le boxeur est né à Erevan, a grandi à Blagnac, dans la banlieue de Toulouse… mais Marseille l’a adopté quand il a remporté le titre de champion du monde WBA des lourds-légers, en mars dernier. Il remet en jeu sa ceinture, ce samedi, au Palais des sports, face à l’Australien Mark Flanagan. A domicile. « Je suis chez moi ici », se marre Arsen « Feroz » Goulamirian, qui garde un grand souvenir de son dernier gala marseillais. « Je vais profiter de mon retour pour aller remercier mes supporters, passer du temps avec eux et ma famille… Passer de belles journées avant d’aller à la guerre, samedi ! »

« Comme Aznavour, Goulamirian est 100 % Arménien et 100 % Français »

Il ne sera pas seul dans ce combat, avec 6.500 spectateurs du Palais des sports acquis à sa cause. « L'ambiance était exceptionnelle la dernière fois... Elle le sera encore plus, car cette fois la salle entière sera acquise à la cause de Goulamirian, il n'y aura pas de supporters de son adversaire », s'enthousiasme Sébastien Heulot, qui va commenter le combat sur Canal Plus. « Les Arméniens seront deux fois plus nombreux que la dernière fois, assure le promoteur Sébastien Acariès. Ceux qui sont venus veulent revenir, ceux qui avaient loupé le combat veulent être au rendez-vous cette fois ! »

Sébastien Acariès a confié la commercialisation de centaines de places à plusieurs associations, dont celle de Sylvain Davidian… qui n’a presque plus de billets à vendre : « Les supporters arméniens sont vraiment très très chauds. Les gens se bousculent au portillon, il est vraiment très connu, maintenant. La dernière fois, on venait voir Goulamirian. Cette fois, c’est plus Goulamirian, c’est “Arsen” ! » Et cette fois, les supporters de « Feroz » ne seront pas éparpillés dans toute la salle mais réunis dans une seule tribune.

« Il y aura un vrai kop, avec banderoles et tifos ! Les fans vivront une véritable expérience de supporters », promet Pascal Chamassian, une autre figure de la communauté arménienne locale, qui nous assure qu’elle est en « effervescence » avant ce combat : « C’est exaltant que ça se passe à Marseille et qu’il en fasse son fief, car c’est la capitale des Arméniens d’Europe ! » Une communauté qui vient de vivre un deuil, avec la mort de Charles Aznavour​. « Ça a fédéré la communauté, reprend Pascal Chamassian. Aznavour, c’était un petit bout d’Arménie… Et Arsen représente cela aussi. Sur le ring, il défend les couleurs de la France et de l’Arménie… Comme Aznavour, il est 100 % Français et 100 % Arménien ! »