TFC-Bordeaux: Promis, «ce n’est pas du tout la crise» aux Girondins selon Benoît Costil

FOOTBALL Avec zéro point en deux journées de Ligue 1 et un entraîneur mis à pied, Bordeaux est dans le dur d’entrée de saison. Mais son gardien retient le positif…

Nicolas Stival

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Benoît Costil, le gardien de Bordeaux, face à l'attaquant du TFC Aaron Leya Iseka poursuivi par le défenseur girondin Igor Lewczuk, le 19 août 2018 au Stadium de Toulouse.
Benoît Costil, le gardien de Bordeaux, face à l'attaquant du TFC Aaron Leya Iseka poursuivi par le défenseur girondin Igor Lewczuk, le 19 août 2018 au Stadium de Toulouse. — P. Pavani / AFP
  • Après Strasbourg à domicile (0-2), les Girondins ont chuté ce dimanche à Toulouse (2-1).
  • Le gardien Benoît Costil s’efforce de positiver en s’appuyant sur les bons résultats européens.

Il n’a pas sorti le match de sa vie – doux euphémisme — mais il ne s’est pas débiné devant les journalistes, contrairement à d’autres Bordelais. Benoît Costil s’est attardé dans la zone mixte du Stadium, ce dimanche à l’issue de la défaite des Girondins à Toulouse (2-1), la deuxième en deux journées de L1 après l'échec à domicile contre Strasbourg (0-2).

Est-ce qu’il y a déjà le feu au Haillan ? « Ce n’est pas du tout le cas », a rétorqué le gardien, pas clair du tout sur l’ouverture du score du TFC, signée Aaron Leya Iseka. Est-ce que la mise à pied de l'entraîneur Gustavo Poyet, vendredi, a pesé sur la préparation du derby ? « Pas du tout. Ce serait trop facile de se réfugier derrière ça. »

« Ce n’est pas du tout la crise. Sur six matchs, nous avons quatre victoires. C’est un bilan pas aussi désastreux que certaines personnes veulent bien le dire. »

L'ancien Rennais de 31 ans évoque le début de campagne victorieux dans le long chemin qui mènera peut-être Bordeaux vers la phase de poule de la Ligue Europa, s’il franchit le barrage face à La Gantoise (match aller jeudi en Belgique).

Lorie et Jean-Pierre Raffarin appellent ça la « positive attitude ». C’est aussi celle qu’est bien obligé d’adopter Eric Bedouet, préparateur physique des Girondins propulsé pompier de service « pour la cinquième fois », calcule-t-il. « Je ne suis pas pessimiste ni négatif mais il faut être exigeant », affirme le spécialiste bordelais de l’intérim.

Lequel se passerait bien de ces moments d’exposition, si on l’écoute. « Ce n’est pas de gaieté de cœur que je fais ça. Tout allait très bien [avec Poyet], il n’y avait pas de souci. Ce sont des choses qui arrivent. »

Eric Bedouet, l'entraîneur par intérim des Girondins de Bordeaux, après la défaite à Toulouse.
Eric Bedouet, l'entraîneur par intérim des Girondins de Bordeaux, après la défaite à Toulouse. - N. Stival / 20 Minutes

Ce n’est tout de même pas tous les jours qu’un entraîneur dégomme ses dirigeants au lance-flammes comme l’Uruguayen, fâché du départ de Gaëtan Laborde à Montpellier, l’a fait jeudi dernier après la rencontre retour de Ligue Europa gagnée contre Marioupol (2-1). « C'est un sanguin, mais il y a des choses qu’on ne peut pas faire dans une entreprise, observe Bedouet. Il n’y a pas de méchanceté là-dedans, mais plus de maladresse qu’autre chose. C’est un dérapage. »

Son équipe aussi a dérapé ce dimanche à Toulouse, même si les Girondins auraient pu espérer beaucoup mieux sans un excellent Baptiste Reynet dans les buts du TFC. Les recrues Sergi Palencia et Samuel Kalu ont plutôt réussi leurs débuts, alors que Jimmy Briand, entré à la pause, a déclenché la révolte du début de deuxième période, vite éteinte toutefois après la jolie égalisation de Bernard Kamano.

Vite, un autre avant-centre

Le successeur de Poyet n’héritera pas d’une équipe en lambeaux, malgré son manque de réalisme offensif, incarné par un Nicolas De Préville spectral. Mais il récupérera une formation qui a intérêt à hisser ses résultats en L1 au niveau de ceux de la Ligue Europa, alors que se profile la réception de Monaco, dimanche. Et qui a aussi besoin de recruter un buteur.