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Carquefou se prépare à un quart de fou

Carquefou se prépare à un quart de fou

COUPE DE FRANCEOù s'arrêtera l'USJA? Les Carquefoliens affrontent ce mercredi soir (21h) le Paris SG en quart de finale de la Coupe de France dans un stade de La Beaujoire plein comme un oeuf. Face à des Parisiens au plus mal en championnat, et qui aligneront une équipe l...
Julien Ropert

Julien Ropert

Où s'arrêtera l'USJA? Les Carquefoliens affrontent ce mercredi soir (21h) le Paris SG en quart de finale de la Coupe de France dans un stade de La Beaujoire plein comme un oeuf. Face à des Parisiens au plus mal en championnat, et qui aligneront une équipe largement composée de jeunes joueurs, Carquefou aura un coup à jouer. Mais pour les joueurs de l'USJA, même une équipe mal en point et rajeunie du PSG ne leur confère en aucun cas le statut de favori. «Ce ne sont quand même pas des trompettes, ils ont tous des contrats pros, tempère Alban Joinel, le gardien carquefolien. Que ce soit les titulaires ou une équipe bis, on est censés prendre une banane.»

Même son de cloche du côté de Sébastien Le Paih, le capitaine de l'USJA: «Le PSG reste le favori, on reste une CFA2. Il ne faut pas se tromper. Pour être passé par un centre de formation, je sais ce que c'est que d'avoir une petite fenêtre pour se montrer.» Une chose est sûre, même cette équipe bis annoncée ne surprendra pas Denis Renaud. Le technicien carquefolien a en effet pris ses précautions en allant superviser la réserve parisienne le 5 avril face à celle du FC Nantes. L'occasion de faire connaissance avec les N'Gog, Arnaud et Sankharé qui fouleront la pelouse de la Beaujoire ce soir. «J'ai tout de même moins de certitudes qu'avant Marseille. Avec Paris, il ne faut pas travailler sur vingt joueurs, mais sur 28 ou 29. C'est beaucoup plus complexe.» Réaliste face à l'euphorie qui entoure son équipe, il rappelle l'ampleur de la tâche: «On a une chance sur 200 de passer. Mais on va la jouer à fond. On va essayer d'exister par rapport à ce qu'on a décidé.» Comme face à Nancy et Marseille. Un parcours qui donne le vertige au coach carquefolien. «C'est quand même sacrément drôle. Avant, tu collectionnais les images Panini de l'OM, et tu réussis à les faire tomber. Et maintenant, tu joues contre la capitale en quart de finale de Coupe de France... Ça fait mal à la tête.» Ce soir, c'est peut-être Paul Le Guen qui aura la migraine.