Girondins de Bordeaux : «On ne sait rien», c’est silence radio au château du Haillan sur le possible rachat du club
FOOTBALL•Nicolas de Tavernost est venu rendre visite aux salariés alors que le club pourrait bientôt être vendu...Clément Carpentier
L'essentiel
- Le propriétaire des Girondins a fait un point sur la situation du club auprès des joueurs et des salariés.
- Le club pourrait être vendu dans les prochaines semaines à un fonds d'investissement américain.
«Ce qu’il se passe au château du Haillan reste au château du Haillan », c’est en substance le message envoyé par les Girondins de Bordeaux lors de la visite de Nicolas de Tavernost. Ce jeudi, le président du directoire de M6, propriétaire du club, est venu à la rencontre des salariés alors qu’il pourrait bientôt vendre le club au fonds d’investissement américain GAPC. Une rencontre confidentielle sur laquelle NDT n’a fait « aucune communication ».
Le patron des Girondins a commencé la journée avec une visite dans le vestiaire de l’équipe professionnelle. A-t-il parlé du possible rachat ? Des résultats sportifs ? Impossible de savoir même en cuisinant comme il faut Gustavo Poyet et Benoît Costil. L’entraîneur uruguayen d’habitude très affable n’a rien laissé filtrer :
« Ce n’est pas à moi de vous dire. C’est bien essayé ! Il faut se concentrer sur les choses que l’on peut faire, pas de celles qui ne dépendent pas de nous. Sinon, cela fait mal à la tête. »
Le gardien international, lui, l’a pris avec le sourire n’hésitant pas à reprendre la question d’un journaliste : « Direct, qu’est-ce qu’il vous a dit ? » Et puis, Benoît Costil a repris son sérieux en mettant un peu la pression sur tout le monde : « Moi, je ne parle pas de ce genre de choses sur la place publique. J’espère que ça pourra rester dans le vestiaire et auprès des gens qui sont proches de l’équipe. » Une équipe dont Nicolas de Tavernost attend surtout « mieux » selon l’ancien rennais.
Des salariés dans l’attente
Après ces quelques mots, le propriétaire a pris la direction du château du Haillan. Il avait rendez-vous avec les responsables de services du club pour tenir au courant les salariés de la situation actuelle. Si certains préfèrent en rire pour détendre l’atmosphère, d’autres sont apparus le visage beaucoup plus fermé : « On ne sait rien. On va voir mais ce n’est vraiment pas évident », confie l’un d’entre eux. L’inquiétude existe bien notamment depuis que la presse a dévoilé la stratégie du fonds d'investissements américains.
Celui-ci souhaiterait par exemple réduire les effectifs ou encore arrêter la télévision du club (elle pourrait devenir une webtélé). Des décisions qui interrogent forcément au sein des Girondins de Bordeaux même si Nicolas de Tavernost se veut rassurant. En tout cas, tout le monde devrait être rapidement fixé puisque les futurs partenaires du fonds d’investissement GAPC doivent s’engager au plus tard le 24 avril pour pouvoir monter l’opération financière à temps en vue de racheter le club autour du 6 juin.


















