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«Il y en a marre des ces conneries», la virée nocturne du XV ne passe pas

«Quand on perd, on ne se bourre pas la gueule», la virée arrosée du XV de France ne passe pas du tout

RUGBYDans les clubs des joueurs qui sont sortis faire la fête en Ecosse, on n’a pas du tout envie de rigoler…
Aymeric Le Gall

A.L.G.

De retour dans leurs clubs respectifs après s’être fait exclure du groupe France suite à leur virée nocturne et arrosée, les joueurs du XV de France vont devoir s’expliquer auprès de leurs présidents et de leurs coachs. Et a priori, ceux-ci ne seront pas accueillis avec le tapis rouge. Interrogés par L’Equipe, les dirigeants et coachs des clubs des joueurs pris en faute sont tous très remontés.

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Mourad Boudjellal, président du RCT, le club d’Anthony Belleau : « Belleau ne jouera pas samedi contre le Stade Français. On respecte la suspension d’un match de la FFR. Je pense pouvoir aussi lui faire sauter sa prime d’éthique, même s’il n’était pas en club. Quand il part en sélection, on lui associe le RCT. Les joueurs doivent comprendre que lorsqu’on est en équipe de France, ce n’est pas open bar. Dimanche soir, ils avaient quoi à fêter ? En jouant à 15 heures, s’ils avaient voyagé en avion privé, chacun était dans son lit à minuit et pas en bande à Edimbourg. »

Christophe Urios, entraîneur de Geoffrey Palis à Castres : « Il y en a marre de ces conneries ! On a le droit de s’amuser, on a le droit de boire une bière, mais ce n’est pas possible de faire les cons. Ils ont un statut à assumer, des devoirs à assumer, le haut niveau, ça ne permet pas ce genre de chose. Qu’ils se concentrent pour gagner les matchs. C’est mieux, non ? »

Eric de Cromières, président de Clermont (Iturria, Vahaamahina) : « Est-ce que le management de l’équipe de France a été clair ? Les joueurs nous disent : "On n’a pas eu d’instruction pour savoir si on pouvait sortir ou pas." Avec Azema (le coach clermontois), on leur a dit : "Quand on perd, on ne sort pas. Et on ne se bourre pas la gueule." »