03:55
Coupe de France: Colomiers veut «construire l’Histoire» face au «géant» Sochaux
FOOTBALL•Club de National 2 (quatrième division), l’US Colomiers reçoit Sochaux (Ligue 2) ce mardi en seizièmes de finale de Coupe de France…Nicolas Stival
L'essentiel
- L’USC entend bien prolonger la plus belle épopée de son histoire en Coupe de France.
- Plus généralement, l’équipe vit une saison faste, qui pourrait la conduire à la montée en National.
Jusqu’à cette saison, un huitième tour perdu contre le Bastia de Yannick Cahuzac, en 2007-2008 (0-1), constituait le plus grand fait d’armes de l’US Colomiers en Coupe de France. Dix ans plus tard, servi par un tirage abordable avec aucun adversaire supérieur hiérarchiquement avant ce mardi, le club de la deuxième ville de Haute-Garonne (40.000 habitants) a déjà poussé deux crans plus loin. L’USC reçoit Sochaux dans un stade Capitany (1.500 places) à guichets fermés.
Lors de ce duel entre le leader de sa poule de National 2 (quatrième division) et le dixième de L2, en délicatesse avec son actionnaire chinois Ledus, on voit bien la fameuse magie de la Coupe opérer. Surtout avec une formation invaincue depuis le 29 septembre, soit près de quatre mois. « Sochaux, c’est un club mythique du football français, prévient toutefois le président columérin Patrick Delacroix au sujet des Lionceaux, qui ont passé 66 saisons en première division [seul Marseille fait mieux, 68]. Nous recevons un géant. »
Le dirigeant de 60 ans glisse toutefois le fameux « sur un match, tout est possible ». « On joue chez nous pour construire l’Histoire », lance-t-il. Dans l’ombre du Colomiers Rugby (Pro D2), institution de la ville de la banlieue toulousaine, l’USC et ses 750 licenciés grandissent paisiblement.
« En début de saison, nous avions fixé trois axes sportifs, reprend Patrick Delacroix. Maintenir les 80 % de joueurs issus du club en équipe première, finir dans le Top 5 en championnat et aller le plus loin possible en Coupe de France. » A ce jour, le plan se déroule sans accroc pour ce club formateur, dont certains éléments comme les milieux Rémi Lacroix, vainqueur de la Gambardella 2005 avec le TFC, ou Guillaume Sarrabayrouse, prêté par Dijon, sont passés par des écuries professionnelles avant de revenir au bercail.
Le « jackpot » de la Coupe de France
« Notre équipe première présente un budget de 350.000 à 380.000 euros, alors que dans la plupart des clubs de haut de tableau de National, c’est entre 2 et 2,5 millions d’euros », explique Patrick Delacroix. Le club a déjà remporté 60.000 euros en atteignant les 16es de finale de la Coupe de France, et empocherait 130.000 euros si elle parvient en 8es.
Pour le dirigeant, en l’état actuel des finances, le National (troisième division), déjà fréquenté entre 2013 et 2015, ressemble au Graal pour l’USC, pas armé pour viser la Ligue 2. Mais en Coupe, rien n’empêche de rêver plus grand. Et pourquoi pas, en cas d’exploit contre Sochaux, à la réception du Paris Saint-Germain ? « C’est le Walt Disney du foot », s’enflamme le dirigeant. Nul doute que « Mickey » Neymar et « Donald » Mbappé seraient ravis de découvrir Colomiers.



















