Bordeaux-Caen: Au bout du néant, les Girondins replongent dans la crise (0-2)

FOOTBALL Les Bordelais en sont à 12 défaites sur les 16 derniers matchs…

Clément Carpentier

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Jocelyn Gourvennec ne semble plus savoir quoi faire pour relancer son équipe.
Jocelyn Gourvennec ne semble plus savoir quoi faire pour relancer son équipe. — Nicolas Tucat / AFP

L’accalmie n’aura finalement duré que trois petits jours pour les Girondins. Après leur victoire à Troyes le week-end, les joueurs de Jocelyn Gourvennec sont retombés dans leur travers en concédant une énième défaite face à Caen (0-2) au Matmut Atlantique lors de la 21e journée de Ligue 1. Les Bordelais restent englués à la 13e place de la Ligue 1.

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Et Baysse craqua…

Quand on ne peut pas gagner, il faut savoir ne pas perdre, comme le répètent souvent les joueurs et entraîneurs. Paul Baysse ne semble pas connaître cet adage. La nouvelle recrue bordelaise a complètement craqué à la 89e minute de jeu en assénant un vilain coup de coude à l’attaquant caennais, Ivan Santini, en pleine surface de réparation. Le Croate ne s’est pas fait prier pour transformer la sentence face à Costil.

Paul Baysse a complètement craqué en fin de match.
Paul Baysse a complètement craqué en fin de match. - Nicolas Tucat / AFP

C’était le coup de grâce au bout d’une sombre soirée pour les Girondins de Bordeaux.  Décevants et sans envie, ils ne méritaient pas mieux. Même si Caen n’a pas montré grand-chose de plus. D’ailleurs, le magnifique but de Rony Rodelin de près de 40 mètres à la toute dernière seconde, alors que le gardien bordelais avait quitté ses cages, est peut-être le seul geste technique réussi de ce match.

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Gourvennec est toujours là

Ce mardi soir, c’est en tout cas une nouvelle fois le cas de Jocelyn Gourvennec qui fait beaucoup parler. Malgré sa bonne volonté, le coach des Girondins semble incapable de relancer son équipe. Il faut dire qu’il n’est pas aidé par des joueurs qui ne sont que l’ombre d’eux-mêmes à l’image De Préville, Poundjé ou encore Lerager. Et Malcom, sa pépite brésilienne en instance de départ, ne peut pas toujours le sauver.

Pas question pour autant de lâcher l’affaire pour Jocelyn Gourvennec, comme il le répète depuis plusieurs semaines. Et pour l’instant, il peut toujours compter sur le soutien indéfectible de ses dirigeants malgré la pression des supporters qui ont attendu 84 minutes avant de lancer leur premier « Gourvennec démission » de la soirée. Et ce n’est pas le calendrier qui va rassurer l’entraîneur bordelais puisque se profilent un déplacement à Nantes, puis la réception de Lyon dans dix jours.

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