Luzenac: Promu en cinquième division, le LAP est dernier mais «sa marge de progression est énorme»

FOOTBALL Sébastien Mignotte, l’entraîneur de Luzenac, se veut confiant quant aux chances de son équipe de se maintenir en National 3…

Propos recueillis par Nicolas Stival

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Le logo du Luzenac Ariège Pyrénées en juillet 2014.
Le logo du Luzenac Ariège Pyrénées en juillet 2014. — F. Lancelot / Sipa
  • Monté de deux divisions en trois ans après avoir frôlé la Ligue 2, le Luzenac Ariège Pyrénées se retrouve en mauvaise posture, quasiment à mi-saison.
  • Pour son entraîneur, le retour de cadres blessés devrait permettre à l’équipe de s’en sortir.

A (presque) mi-parcours, le bilan n’est pas fameux : deux victoires, trois nuls et six défaites. Promu cet été, le Luzenac Ariège Pyrénées occupe la dernière place de la poule Occitanie de National 3 (cinquième division), avec un match en moins, contre Mende, reporté au 6 janvier pour cause de neige.

Remonté de deux niveaux en trois ans depuis sa très médiatique chute, à l’été 2014, le LAP pense toutefois pouvoir éviter les trois dernières places, synonymes de relégation. Selon son entraîneur Sébastien Mignotte (37 ans), l’équipe paie notamment les conséquences d’un barrage baroque disputé début juin contre Narbonne. Une double confrontation finalement organisée pour rien, puisque le perdant audois a également été promu

Vous restez sur un nul chez le leader, le TFC B (1-1). Mais votre début de championnat est très compliqué…

Oui, et pour différentes raisons. Le fait d’avoir disputé un barrage d’accession nous a beaucoup coûté mentalement et physiquement. Nous avons été usés par le mois supplémentaire pour le préparer. Les reprises individuelle et collective ont respectivement eu lieu trois et cinq semaines plus tard.

Sébastien Mignotte (à gauche), l'entraîneur de Luzenac, en discussions avec son ancien coéquipier Nicolas Dieuze, le 25 avril 2017 au Tribunal administratif de Toulouse.
Sébastien Mignotte (à gauche), l'entraîneur de Luzenac, en discussions avec son ancien coéquipier Nicolas Dieuze, le 25 avril 2017 au Tribunal administratif de Toulouse. - N. Stival / 20 Minutes

Il y a également eu pas mal de blessés, des joueurs cadres absents quatre ou cinq mois et que je récupère pour la seconde partie de saison comme Lieu, Vignau et Lamhaff. On les a d’ailleurs revus ce week-end face au TFC B. Cela amène de la confiance et de la qualité, physique et technique, ainsi que de la concurrence.

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Comment voyez-vous la suite de la saison ?

Il nous reste 15 matchs, dont neuf à domicile. A nous de faire ce qu’il faut à la maison. Même si les résultats ne sont pas là, aucune équipe ne nous a réellement surclassés. La marge de progression est énorme. Il faut se montrer très positifs, très confiants, nous avons vraiment les moyens d’exister. Je sens que le groupe va être beaucoup plus structuré et plus armé pour aller chercher le maintien. Nous avons du caractère, nous ne sommes pas forcément à notre place.

Par ailleurs, le feuilleton judiciaire du LAP est enfin terminé…

Franchement, cela n’a jamais impacté le sportif, car ce sont deux domaines complètement différents. Nous regardions cela de loin, sans trop nous faire d’illusions. Mais au moins, cette page est tournée.

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Comment se porte le club dans son ensemble ?

Il est en phase de reconstruction. Du fait des blessés en équipe première, la « deux » (septième en Promotion Ligue, la neuvième division) n’a pas forcément pu compter sur l’effectif prévu et donc n’a pas eu les résultats attendus pour une réserve de National 3. Mais globalement, nous avons une hausse de licenciés (environ 260), des partenaires toujours fidèles et des dirigeants très disponibles qui travaillent dans l’ombre.