Bielsa et le Losc avaient signé un contrat «caché» qui pourrait obliger le club à payer 15 millions d'euros

FOOTBALL Ce contrat n'avait pas été transmis à la LFP, et il devrait coûter très cher au club nordiste...

N.C. avec AFP
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Marcelo Bielsa lors de la réception de Bordeaux, au stade Pierre-Mauroy.
Marcelo Bielsa lors de la réception de Bordeaux, au stade Pierre-Mauroy. — C. Saidi / SIPA

Voilà une information qui devrait coûter très cher au Losc. Marcelo Bielsa, dont le contrat a été rompu par Lille vendredi, avait en réalité signé avec le club nordiste un deuxième contrat, qui prévoyait notamment une «clause parachute» et qui n'a pas été transmis à la Ligue, a indiqué samedi son avocat Me Carlo Alberto Brusa.

«Il y a bien eu deux contrats signés. C'est le premier, signé en début d'année, qui fait loi. Il est appliqué car les conditions sont plus favorables au salarié», a expliqué à l'AFP le conseil du technicien argentin, confirmant une information de L'Equipe. «La commission juridique de la Ligue a demandé au Losc si ce contrat existait, et après avoir rechigné, le club l'a confirmé et il lui a été demandé de le transmettre à la LFP», a-t-il décrit.

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Selon L'Equipe, le montant de cette «clause parachute» est estimé entre 15 et 16 millions d'euros. «Je confirme qu'une clause parachute existe et qu'elle stipule qu'en cas de rupture anticipée, quelle qu'en soit la nature, l'intégralité des salaires restant dus doivent être versés à Marcelo Bielsa. La faute grave ne peut donc pas être retenue pour ne pas avoir à payer car l'expression "quelle qu'en soit la nature" exclut tout critère de rupture, dont la faute grave. Les manoeuvres du Losc sont dilatoires, c'est reculer pour mieux sauter», a ajouté Me Brusa.

Contacté, le club n'a pas répondu aux sollicitations de l'AFP samedi. La veille, il avait indiqué avoir «rompu le contrat» du technicien argentin, trois jours après une tentative de conciliation organisée dans le cadre d'une réunion de la commission juridique de la Ligue à Paris et qui s'était soldée par un échec.

La relation entre l'entraîneur et son ancien club va donc se terminer en justice, selon Me Brusa, qui a évoqué des «griefs totalement fallacieux», «construits pour les besoins de la cause». «Nous ferons le nécessaire immédiatement, dès le début de semaine prochaine, auprès du conseil des prudhommes pour faire valoir les droits de M. Bielsa et des quatre autres membres du staff, qui eux n'ont pas encore été licenciés», avait souligné le conseil de l'entraîneur. 

Ces nouvelles révélations assombrissent encore plus l'horizon du club. Car sans parler du feuilleton Bielsa, ni même des résultats sportifs toujours précaires, la Direction nationale de contrôle de gestion (DNCG), le gendarme financier du football français, a décidé mardi d'interdire Lille de recrutement alors qu'il attendait impatiemment le mercato d'hiver pour renforcer son effectif.