Stade Rennais: Un «JG» peut en cacher un autre... Jérémy Gélin parti pour supplanter Joris Gnagnon?

FOOTBALL Le premier a actuellement les faveurs de Sabri Lamouchi, au détriment du second...

Jeremy Goujon

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Jérémy Gélin, ici à la lutte avec le Nantais Emiliano Sala, a remporté quatre de ses cinq premiers matchs professionnels.
Jérémy Gélin, ici à la lutte avec le Nantais Emiliano Sala, a remporté quatre de ses cinq premiers matchs professionnels. — J.-F. Monier / AFP
  • Titularisé lors des deux derniers matchs du SRFC, le Quimpérois Jérémy Gélin (20 ans) n'a pas tremblé face au FC Nantes.
  • Son ascension rappelle en tout cas celle de son coéquipier Joris Gnagnon, qui lui, en revanche, ne joue plus beaucoup en ce moment.

Ils sont de la même génération (1997), ont les mêmes initiales (JG), évoluent dans le même club (Stade Rennais), au même poste (défenseur central)… Nombreux sont les points communs entre Jérémy Gélin et Joris Gnagnon.

Troublante ressemblance

En poussant le bouchon un peu plus loin, on pourrait même écrire qu’ils ont démarré le même jour (ou presque) avec le SRFC, à un an d’intervalle. Gnagnon gagna ainsi ses galons de titulaire le 26 octobre 2016, en 16es de finale de la Coupe de la Ligue face à Lorient (3-2). Le 25 octobre 2017, Gélin fit sa première apparition professionnelle avec les Rouge et Noir lors d’un… 16e de finale de la Coupe de la Ligue, en entrant en jeu à Dijon (1-2) à la place de… Joris Gnagnon.

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Mais c’est oublier que le Franco-Ivoirien débuta en A sous l’ère Philippe Montanier, avant d’être également utilisé par Rolland Courbis, comme le jour où le coach marseillais le lança, pour quelques minutes, dans un rôle… d'attaquant contre Nantes (4-1, le 6 mars 2016). Samedi dernier, le natif de Bondy dut encore se contenter de miettes au cours du derby, quand son camarade breton fut titularisé, pour la deuxième fois de suite, par Sabri Lamouchi.

Des qualités techniques et psychiques

« Sa prestation est à noter, déclarait lundi l’entraîneur du Stade Rennais. Pour un enfant du pays [Jérémy Gélin est né à Quimper], je l’ai trouvé maître de ses émotions, alors qu’elles auraient pu le faire sortir du match. Au contraire, il est resté concentré - ça montre le mental qui est le sien - et a fait des choses intéressantes. Il a une marge de progression importante, sachant que c’est un garçon très intelligent et à l’écoute. »

On se dit dès lors qu’il sera compliqué pour certains de revenir dans le onze de départ, précisément en charnière centrale, même si Gélin n’a que deux rencontres pleines de Ligue 1 au compteur. Pas sûr, par exemple, que Gnagnon goûte de nouveau à la titularisation dans un avenir proche, lui qui était pourtant indéboulonnable du temps de Christian Gourcuff.

Une saine émulation

« Je ne me juge pas en concurrence avec Joris, et je pense que lui non plus, assure toutefois Jérémy Gélin. On joue au même poste, mais il peut aussi jouer [dans l’axe] gauche. Quand il est entré [face au FCN], je suis passé au milieu [polyvalent, le Finistérien fut d’abord un élément à vocation offensive dans sa prime jeunesse, puis un milieu défensif]. On s’entend très bien, c’est un gars qui a démontré énormément de choses, et je ne m’en fais pas pour lui. Il est très bien dans ses baskets. »

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Lamouchi, qui qualifie la concurrence de « formidable », confirme (« La réaction de Joris est très positive »), mais rejette d’emblée les éventuels états d’âme. « La donne est simple : moi, je suis ici pour gagner, donc j’essaye de mettre l’équipe qui me semble être la plus appropriée au jour J. »

Qui pour épauler Mexer ?

Ce mercredi, à Angers (19 heures), le tandem Gélin-Edson Mexer devrait être reconduit devant le gardien Tomáš Koubek, à moins que le champion d’Europe U19 (2016), dispensé du premier entraînement de la semaine en raison d’un coup infligé par un Canari, ne soit préservé en vue de la réception d’Amiens (2 décembre).

Auquel cas Joris Gnagnon, visiblement mécontent d’être resté sur le banc à Strasbourg (cf. ce tweet) mais impeccable dans le comportement pendant et après le derby, reviendrait sous le feu des projecteurs. Pour combien de temps ?