JO 2016: Bolt au javelot, kick au buzzer, Philippe Lucas torse poil... Les moments dingues des JO que vous avez (peut-être) ratés
JEUX OLYMPIQUES•Si vous étiez au lit, en vacances ou pas concentrés dans vos Jeux, rattrapage...R.B. et B.V.
De nos envoyés spéciaux à Rio,
Si dans dix ans on vous parle des JO de Rio, vous direz quoi ? Le triplé d’Usain Bolt, le show Michael Phelps, le nouvel or de Riner ? Vous n’aurez pas tort mais ça serait réducteur. Car au Brésil, on a vu et entendu deux ou trois trucs fous qui méritent de rester dans un coin de votre mémoire.
- Philippe Lucas torse poil à Copacabana
La nage en eau libre, c’était bien sûr la douloureuse disqualification d’Aurélie Muller et le bronze le lendemain de Marc-Antoine Olivier. Mais ce qu’on retiendra de cette histoire, c’est surtout l’entraîneur des deux nageurs, Philippe Lucas, torse poil sur le front de mer de Copacabana pendant les compétitions, qui nous lâche un « quelle bande d’enculés » en apprenant le triste sort de sa protégée. Lunaire.
- Les Argentins sont des grands malades
A aucun moment, ils n’ont vraiment espéré remporter le match. Le score final de ce quart de final du tournoi masculin de basket, 111-74, en dit d’ailleurs assez long sur la domination des Américains. Et pourtant, le public argentin a été absolument magique. C’est simple, il ne s’est pas arrêté de chanter, d’agiter ses écharpes pendant TOUT LE MATCH. Encore plus quand le match était définitivement plié, en deuxième mi-temps. Totalement dingue.
- La victoire folle de l’Ivoirien Cheick Cissé au taekwondo
C’était peut-être le moment le plus hallucinant de ces jeux. Mené de deux points à une seconde de la fin de la finale des 80kg en taekwondo, l’Ivoirien Cheick Cissé se lance dans une dernière attaque à la tête qui touche son adversaire à la tête = 3 points = titre olympique. Fou de joie, Cissé part faire trois fois le tour de la salle en courant.
« J’ai jamais couru aussi vite » s’est-il marré après son podium. En même temps, on comprend : c’est la première médaille d’or de l’histoire de la Côte d’Ivoire aux Jeux olympiques. Et il ne l’a pas gagnée n’importe comment, en plus.
- Le soutien du public brésilien à ses athlètes
On a reproché deux choses au public brésilien durant ces JO :
- de bouder les épreuves qui ne l’intéressent pas
- de manquer de fair-play dans des disciplines comme l’athlétisme
OK, peut-être. Mais quand il s’agit de mettre l’ambiance pour soutenir leurs athlètes, putain qu’ils sont forts. Franchement, on a pris le feu dans les oreilles à plusieurs reprises :
- Le combat Riner contre Silva en judo
- Le France-Brésil en volley
- Le Brésil-Argentine en basket
- Le Brésil-Allemagne en foot
- Tout le tournoi de beach-volley
Et on vous en passe un paquet.
- La belle histoire du 5.000 m
On en aurait chialé. Tombée lors d’une série du 5.000 m, la Néo-Zélandaise Nikki Hamblin entraîne involontairement dans sa chute l’Américaine Abbey d’Agostino. Blessée, cette dernière boitille puis reste au sol. Encouragée par Hamblin, elle rallie l’arrivée où les deux femmes s’étreignent bien. Repêchées, elles participeront à la finale.
- Usain Bolt a trouvé sa reconversion
Le Jamaïcain a remporté sa neuvième et dernière médaille olympique quelques heures avant. Bolt revient sur la piste, plongée dans le noir après l’extinction des lumières du stade, et se teste au lancer du javelot. Tout ça pour faire marrer les volontaires, hilare devant la reconversion du champion. Malheureusement, personne n’a mesuré le jet.
- Le bus, la favela et les militaires
Première semaine des Jeux. On apprend qu’un bus transportant des journalistes a eu sa vitre brisée par un projectile sur la route entre le parc olympique et le complexe du Deodoro, où se déroulait notamment l’équitation. Les jours suivants, les militaires prennent place sur le trajet, armes dirigées en direction de la grande favela de la Cité de Dieu. A notre connaissance, aucun véhicule n’a été dégradé après.
- La Chinoise et ses règles
Elle s’appelle Fu Yuanhui et a brisé un tabou au bord de la piscine olympique. Membre du relais chinois quatrième du 4x100 m quatre nages, la nageuse a expliqué sa décevante performance de manière très franche. « C’est parce que j’ai mes règles depuis hier, donc je me sens particulièrement fatiguée. »
- Le Maracana a vibré pour Neymar
A nos yeux, la valeur d’un trophée olympique se situe entre la défunte coupe Intertoto et un tournoi de sixte, mais le Brésil a savouré son moment. Devant un Maracana blindé, Neymar a offert le titre à la Seleçao via un but et le tir au but vainqueur. En larmes, il a même imité Usain Bolt pour fêter le sacre.
- Le point complètement dingue du tennis de table
Mettez vos gamins au tennis de table (on ne dit pas ping-pong) et vite. Vous serez tellement fier si le petit arrive à sortir un échange aussi impressionnant que lors de la demi-finale du tournoi olympique entre le Japonais Jun Mizutani et le Chinois Ma Long. Cliquez là-dessous pour savourer cette pépite.
- Automne Pavia au bout de sa vie en zone mixte
C’est l’histoire d’une meuf qui est allée au bout de sa vie. Opposée en quarts de finaleà la grande favorite japonaise Kaori Matsumoto, la judokate Automne Pavia a tout donné. Mais vraiment tout. Battue au bout de la prolongation après huit minutes d’un combat intense, elle passe en zone mixte devant les journalistes en titubant, s’arrête quelques secondes puis fait tomber ses affaires. En voulant les ramasser, elle s’écroule de fatigue. Il lui faudra quelques minutes pour récupérer et se relever.
Finalement battue en repêchages, la médaillée de bronze de Londres a ensuite retrouvé ses esprits pour envoyer la punchline du jour devant les journalistes, en se marrant : « Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ? Que c’est le pire jour de ma vie ? Bah ouais. » Respect pour tout, Automne.
- Le massacre de l’Italie au fleuret
C’est passé un poil inaperçu parce que les Français n’ont pas réussi à gagner la finale face à la Russie derrière. Mais dans le milieu de l’escrime, ça a fait son petit effet. Eh oui, l’équipe de France masculine de fleuret a rousté en demi-finale les invincibles italiens, champions olympiques et du monde en titre. « Gagner de quinze touches sur une demi-finale olympique, c’est fort, rigolait le fleurettiste Enzo Lefort. Si je me souviens d’une telle victoire sur les Italiens ? Non (rires). On a bien choisi notre jour, non ? »



















