JO 2016: Tony Yoka, le boxeur en or qui «rappelle Mohammed Ali»

BOXE Le Français est devenu champion olympique des super-lourds dimanche...

Journaliste afp

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Tony Yoka, nouveau champion olympique de boxe des super-lourds.
Tony Yoka, nouveau champion olympique de boxe des super-lourds. — Yuri CORTEZ / AFP

De notre envoyé spécial à Rio,

« Tiens, tu te souviens des JO de Rio ? C’était là qu’il est devenu connu. » Dans cinq ou dix ans, c’est peut-être ce qu’on dira quand Tony Yoka sera au sommet de la hiérarchie mondiale des super-lourds. Mais avant de s’emballer sur son avenir, savourons notre bonheur :  seize ans après Brahim Asloum à Sidney, la France compte un nouveau champion olympique chez les hommes, vainqueur du Britannique Joseph Joyce dimanche.

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« Tony, c’est ce qu’il se fait de mieux au monde. Dans sa façon de se déplacer, c’est le seul de sa catégorie qui me rappelle plus ou moins Mohammed Ali, salue Asloum, présent à Rio pour suivre la boxe pour France Télévisions. Il a un coup d’œil exceptionnel, il est précis dans sa boxe. » Star des Bleus, Tony Yoka a tout pour s’imposer dans le paysage sportif français : du talent, de la tchatche, une gueule et la belle histoire qui l’unit à sa compagne Estelle Mossely, également championne olympique vendredi.

Les Klitschko le suivent

Car, le prodige ne va pas s’éterniser chez les amateurs. A 24 ans, « l’artiste » devrait très rapidement aller boxer chez les pros. Les frères Klitschko s’étaient empressés de récupérer son numéro de téléphone après son titre mondial en octobre, avant de poser avec le jeune homme. Les signes d’une future collaboration ? Peut-être. En attendant, Tony Yoka doit se marier à son retour de Rio. Ça aura de la gueule, le vin d’honneur avec deux médailles d’or.