OM: Désolé les supporters marseillais, mais Michel «ne démissionne jamais»

FOOTBALL Le technicien espagnol ne quittera pas son poste de lui-même...

R.B. avec AFP

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Michel lors de OM-Bilbao le 25 février 2016.
Michel lors de OM-Bilbao le 25 février 2016. — Alvaro Barrientos/AP/SIPA

Enseveli sous les critiques, Michel a tenté de déminer tous les sujets qui fâchent, à commencer par son cas, dans un Marseille en crise, vendredi, lors d'une conférence de presse à deux jours d'un match crucial à Bastia.

«Nous avons la même expression en espagnol», sourit-il. Ces critiques sont «normales quand les résultats ne sont pas là», admet-il. Mais il assure vivre «ça avec tranquillité»

Pourtant son siège a tangué pendant les quinze jours de trêve internationale. De source proche du club, on n'était pas sûr mardi qu'il serait sur le banc à Bastia dimanche, pour la 32e journée de Ligue 1.

Et pas question de démissionner, la question lui ayant déjà été posée après Rennes (défaite 5-2 au Vélodrome). «Je ne démissionne jamais», martèle Michel. «Je ne peux pas demander beaucoup à mes joueurs et les abandonner après, cela ne me semblerait pas juste, pas honnête.»

Le président Vincent Labrune l'a-t-il conservé parce qu'il a confiance en lui ou parce que la rupture anticipée (il est en contrat jusqu'en 2017) coûterait trop cher?

«Ce n'est pas moi qui peux répondre à cette question», évacue-t-il.

Il lui parle «régulièrement, ce mardi par exemple, rien n'a changé», assure Michel, et il n'a pas évoqué son départ comme solution à la crise de l'OM, qui n'a pas gagné un match au Vélodrome en L1 depuis le match aller contre Bastia (4-1), le 13 septembre.

Défendu par Thauvin

«Je n'ai pas à le faire parce que je ne sais pas si cette information est vraie, que ceux qui l'ont publiée la justifie. Mais si elle se justifiait je ne serais pas là avec vous», explique Michel.

Michel se prévaut du soutien intact de son groupe, en public mais aussi en privé. En public, Florian Thauvin a volé à son secours en passant avant lui devant la presse. «Il ne faut pas toujours tout remettre sur le coach», a dit le joueur prêté cet hiver par Newcastle. «Ce n'est pas lui sur le terrain, c'est de notre faute», notamment le premier quart d'heure contre Rennes (3-0 après 14 minutes).

«Je travaille avec mes joueurs, je vois qu'ils font des efforts, tous les jours», dit l'Espagnol. Il avait été plus critique quelques semaines auparavant, en brocardant publiquement le style de vie de Benjamin Mendy, responsable selon lui de ses blessures récurrentes, ou l'inefficacité également récurrente de Michy Batshuayi.