Fifa: Qui sont les huit candidats officiels à la présidence?

FOOTBALL Les candidatures à la succession de Sepp Blatter sont closes depuis lundi à minuit...

N.C. avec AFP

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Gianni Infantino et Michel Platini lors d'un congrès de l'UEFA à Zurich, le 28 mai 2015.
Gianni Infantino et Michel Platini lors d'un congrès de l'UEFA à Zurich, le 28 mai 2015. — Michael Probst/AP/SIPA

Arrêtez tout, on ferme. Depuis lundi à minuit, les candidatures pour l'élection à la présidence de la Fifa sont closes. Au finale, huit prétendants sont officiellement en course, dont deux poids lourds: le cheikh Salman et Gianni Infantino, le numéro 2 de l'UEFA, qui a lâché au dernier moment son président Michel Platini.

Plus aucun dossier n'est recevable depuis mardi 00h00. Sauf candidature déposée sans aucune communication publique, le successeur de Joseph Blatter se trouve parmi ces huit hommes: le Suisse Infantino et le cheikh bahreini Salman - qui semblent désormais les deux favoris -, le Sud-Africain Tokyo Sexwale, le prince jordanien Ali, le Français Jérôme Champagne, le Libérien Musa Bility, le Trinitéen David Nakhid et Platini, toujours suspendu par la Fifa et désormais complètement isolé.

Platini et Infantino se sont parlé

Avec l'annonce surprise lundi de la candidature d'Infantino, son secrétaire général, l'Europe du football a fini par sortir son plan B pour l'élection du 26 février, quelques heures seulement avant l'échéance. Et c'est une mauvaise nouvelle pour Platini, le patron de l'instance européenne. En actionnant une candidature alternative, l'UEFA a clairement signifié le peu de crédit qu'elle accorde désormais aux chances de l'ex-capitaine de l'équipe de France de mener la bataille jusqu'au bout.

«Je confirme que, suite à la décision du Comité exécutif de l'UEFA, j'ai soumis aujourd'hui ma candidature à la présidence de la Fifa, en y joignant les déclarations de soutien requises», a écrit le secrétaire général de l'UEFA. Son programme «sera axé sur la nécessité d'une réforme et d'une Fifa qui serve véritablement les intérêts des 209 associations nationales membres». Les deux hommes, assez proches, se sont toutefois parlé avant qu'Infantino se décide. Si la situation de Platini se débloque dans un sens positif, pas sûr que son bras droit ne retire pas sa candidature.

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Infantino l'aurait assuré «oralement» devant le comité exécutif de l'UEFA, selon l'entourage de l'ancien sélectionneur français. Mais ce dernier se montre très sceptique: «La vérité d'aujourd'hui en politique n'est pas celle du lendemain».
Le Français avait vu de toutes façons ses plans voler totalement en éclats lundi matin avec l'entrée en lice d'un poids lourd, le cheikh Salman ben Ibrahim Al-Khalifa, membre de la famille royale du Bahrein et tout-puissant patron du continent asiatique (AFC), qui s'était initialement rangé derrière lui.

Quoi qu'il en soit, la sanction de Platini a visiblement ouvert une énorme brèche pour l'élection présidentielle: le nombre de huit candidats est inhabituellement élevé pour un scrutin dans lequel le président sortant Joseph Blatter avait d'ordinaire peu d'adversaires. Outre Infantino et le cheikh Salman, Tokyo Sexwale, ancien compagnon de prison de Nelson Mandela, semble aussi avoir des atouts, surtout hors du monde du football. Le Sud-Africain, auréolé de son combat anti-apartheid, jouit d'une réelle image d'intégrité, ce qui n'est pas rien pour une instance minée par les affaires de corruption.

Les autres postulants, le prince Ali, Champagne (ex-secrétaire général adjoint de la Fifa), Nakhid (ex-capitaine de la sélection de Trinité-et-Tobago) et Bility (président de la Fédération libérienne) ne pèsent pas assez politiquement dans la planète football pour espérer grand-chose.