Accident de Jules Bianchi: Un cockpit fermé n'aurait rien changer, conclut le rapport d’enquête

FORMULE 1 Le pilote français Jules Bianchi «n’a pas ralenti assez vite» au moment de son accident, selon des éléments révélés par le journal britannique The Telegraph…

J.L.

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Le pilote français de Marussia Jules Bianchi, en marge des essais libres du Grand Prix de Monaco, le 22 mai 2014 à Monte-Carlo
Le pilote français de Marussia Jules Bianchi, en marge des essais libres du Grand Prix de Monaco, le 22 mai 2014 à Monte-Carlo — AFP

Jules Bianchi «n’a pas ralenti assez rapidement» à la vue des drapeaux jaunes pour éviter la collision avec le tracteur situé sur le bord de la piste du circuit de Suzuka. Voilà la conclusion principale du rapport d’enquête de la Fédération internationale d’automobile, qu’est parvenu à se procurer le quotidien britannique the Telegraph.

Selon le rapport de la FIA, Jules Bianchi, toujours dans un état «critique mais stable» après avoir été rapatrié récemment au CHU de Nice, a heurté la grue à une vitesse approximative de 130 km/h, ajoutant qu’un cockpit fermé n’aurait pas permis au Français d’éviter une grave blessure à la tête. Les mesures préconisées? «Une safety car vituelle», probablement installé directement sur les voitures, permettant de faire ralentir automatiquement les pilotes en cas de drapeau jaune, et la règle dite des «quatre heures», imposant que chaque course démarre 4h avant le coucher du soleil.

Au Japon, certains pilotes avaient en effet pointé le manque de luminosité comme une cause possible de l’accident de Bianchi. En revanche, la FIA a jugé «qu’il n’y avait aucune raison» de faire intervenir la voiture de sécurité à Suzuka pour éviter le drame.