Un mois de prison ferme pour Brandao: Bastia dénonce une condamnation «extrêmement lourde et sévère»

FOOTBALL L'attaquant corse a été condamné à un mois de prison ferme pour un coup de boule au joueur du PSG Thiago Motta...

A.M. avec AFP

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Le Brésilien Brandao sur le banc du SC Bastia, le 2 août 2014
Le Brésilien Brandao sur le banc du SC Bastia, le 2 août 2014 — Pascal Pochard Casabianca AFP

Le président du SC Bastia, Pierre-Marie Geronimi, s'est ému jeudi d'une sanction qui «paraît extrêmement lourde et sévère» contre son joueur brésilien Brandao, condamné à un mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Paris pour un coup de tête au Parisien Thiago Motta. «C'était un dossier médiatique et cela a joué», a estimé Pierre-Marie Geronimi en conférence de presse se disant «surpris» par une sanction qui «paraît extrêmement lourde et sévère». «En termes de jurisprudence, c'est une première en France et il faudra que la justice l'assume et se calque dessus à l'avenir», a prévenu Geronimi.

Si le président corse reconnaît que «le geste de Brandao n'avait pas lieu d'être» et «qu'il devait y avoir sanction», il ne partage pas la «sévérité du verdict». Le président bastiais a par ailleurs fustigé Thiago Motta, qui «a détruit et insulté Brandao pendant 90 minutes».

«On n'est pas là pour noyer quelqu'un qui a déjà la tête sous l'eau»

L'étonnement est d'autant plus grand pour les Corses que le 15 octobre 2011, un dirigeant du SC Bastia avait eu une triple fracture de la mâchoire après que le Lensois Gabriel Cichero lui a infligé plusieurs coups de pieds au visage dans les couloirs du Stade Armand-Cesari. «Cichero n'a été condamné qu'à cinq mois avec sursis pour son geste. Mais cela s'était passé à Furiani et non pas au Parc des Princes», s'est emporté Geronimi. «On a l'impression qu'avec le Sporting on invente toujours quelque chose en matière de sanctions. Si on doit comparer avec ce qui s'est passé à Nice contre nos joueurs, c'est hallucinant. Il y a barème pour nous et pour les autres.»

Le contrat de Brandao, blessé pour au moins deux mois, s'achève en juin 2015. Il pourrait aller à son terme selon Pierre-Marie Geronimi: «On n'est pas là pour noyer quelqu'un qui a déjà la tête sous l'eau. Nous ne prendrons aucune décision pour le moment.»