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Affaire Brandao: Verdict jeudi pour le Brésilien, qui risque très gros

Affaire Brandao: Verdict jeudi pour le Brésilien, qui risque très gros

FOOTBALLL'attaquant brésilien de Bastia avait asséné un coup de tête au Parisien Thiago Motta, le 16 août dernier...
Nicolas Camus

N.C. avec AFP

L'attaquant de Bastia Brandao, suspendu à titre conservatoire, est convoqué par la commission de discipline de la Ligue jeudi pour son fameux coup de tête contre le Parisien Thiago Motta. Le Brésilien risque une lourde sanction. Déjà suspendu à titre conservatoire le 21 août le temps de l'instruction du dossier, le Brésilien de 34 ans risque une suspension allant de huit matchs à deux ans ferme, peine maximale si l'interruption temporaire de travail est supérieure à huit jours, selon le barème disciplinaire de la Fédération.

Tout remonte au 16 août en fin d'après-midi. Après le match remporté 2-0 par le PSG, l'avant-centre avait attendu le milieu italien dans le couloir du Parc des Princes qui mène aux vestiaires pour lui assener un coup de tête sur le nez et prendre aussitôt la fuite. Les images de vidéosurveillance avaient tourné en boucle à la télévision avec comme acteurs principaux deux joueurs connus pour leur jeu dur sur le terrain et qui s'étaient accrochés pendant le match; les réactions avaient ensuite alimenté la polémique.

Nasser Al-Khelaïfi réclame une suspension à vie

Le président du PSG, Nasser Al-Khelaïfi, a réclamé à chaud une «suspension à vie». Le club de Bastia, lui, avait déclaré «condamner sans ambiguïté» le «dérapage inacceptable» de son joueur, tout en ajoutant «déplorer le comportement tout aussi inacceptable de certains joueurs qui n'ont de cesse d'insulter et de provoquer leurs adversaires».

Thiago Motta, qui sur le moment a été retenu notamment par Claude Makelele, coach de Bastia et ancien entraîneur-adjoint au PSG, a souffert d'une «fracture du nez non déplacée», et il a pu reprendre l'entraînement normalement. Mais il a été ménagé par Laurent Blanc pour le match suivant (à Annecy contre Evian, 0-0).

Brandao, lui, s'est présenté de lui-même le jeudi suivant devant la commission de discipline où il a «présenté ses excuses», selon son avocat Olivier Martin. «Cette suspension jusqu'au 18 septembre n'est pas une surprise, c'est la procédure normale, avait-il précisé. Mon client jusqu'ici a gardé le silence pour laisser passer le chaos médiatique qui le broie depuis cinq jours».

L'avocat de Brandao plutôt confiant

Le Brésilien connaît bien l'instance disciplinaire de la LFP, qui l'a déjà sanctionné pour des coups - moins graves - sur des adversaires dans le passé. Brandao et son avocat sont convoqués à 18h00. Thiago Motta est connu pour son profil de provocateur et a très vite repris l'entraînement après le coup de tête: «Ce sont des arguments qui plaident en notre faveur», a avancé Me Martin mercredi. Il ne souhaite toutefois «pas faire le procès avant le procès».

La Ligue et le PSG n'ont pu confirmer si Thiago Motta irait devant la commission de discipline. Si l'Italien est là, le Brésilien lui présentera-t-il ses excuses? «Pour l'instant, il n'y a rien d'autre de prévu que de se présenter devant la commission, de s'expliquer et de répondre aux questions», selon Me Martin.

«Brandao est toujours à Bastia, il s'entraîne en marge du groupe professionnel, a-t-il aussi précisé. Il est impatient d'être entendu.» Les images et la préméditation manifeste risquent tout de même de peser très lourd à l'heure du verdict, même si le joueur peut faire appel. D'autant que Brandao sera également jugé par la justice ordinaire, le 3 novembre devant le tribunal correctionnel de Paris. Une longue sanction pourrait aussi précipiter la fin de son histoire avec Bastia, qu'il a rejoint cet été en provenance de Saint-Etienne.