De notre envoyé spécial à San Juan (Argentine)
Lire le blog du motard Xavier de Soultrait
A voir la cohue, on pourrait penser que le prix de l’essence vient subitement de s’effondrer dans cette station-service d’Uspallata. En réalité, cette petite ville argentine, implantée au pied des Andes, est l’un des endroits où les pilotes de motos et de quads du Dakar se ravitaillent en carburant. Massé au bord de la station, le public attend donc le passage à la pompe, situé quelques kilomètres avant le début de la spéciale, pour aller saluer les concurrents du rallye. «Les pompes à essence, on sait que c’est le bon plan pour voir les gars de près, explique Horacio. Je suis arrivé ce matin très tôt pour ne pas les rater et profiter de leur venue dans la province de Mendoza.»
«Si on les écoute, on s’arrête tout le temps prendre de l’essence»
Autant prévenir les futurs participants du Dakar, mieux vaut ne pas être agoraphobe. A peine arrivé à la pompe, le motard provoque un attroupement. «C’est tout le temps comme ça, c’est vraiment dingue, sourit l’Américain Mike Johnson. Ils vous entourent d’un coup et vous ne pouvez plus trop bouger mais ça fait plaisir.»
Qu’importe que le pompiste remplisse le réservoir d’un des favoris ou d’un des nombreux inconnus du bivouac, le public argentin veut des photos, des autographes voire une bise de l’intéressé. «Vous êtes d’où?», hurle dans un anglais hésitant un vieillard. «De Pologne», répond, surpris de l’engouement, le pilote concerné. Quelques minutes plus tard, l’Uruguayen Mauro Almeida, concurrent dans la catégorie quad, reçoit une ovation au moment de passer à la pompe.
Qu’importe que le pompiste remplisse le réservoir d’un des favoris ou d’un des nombreux inconnus du bivouacAutant prévenir les futurs participants du Dakar, mieux vaut ne pas être agoraphobe. A peine arrivé à la pompe, le motard provoque un attroupement. «C’est tout le temps comme ça, c’est vraiment dingue, sourit l’Américain Mike Johnson. Ils vous entourent d’un coup et vous ne pouvez plus trop bouger mais ça fait plaisir.»
Qu’importe que le pompiste remplisse le réservoir d’un des favoris ou d’un des nombreux inconnus du bivouac, le public argentin veut des photos, des autographes voire une bise de l’intéressé. «Vous êtes d’où?», hurle dans un anglais hésitant un vieillard. «De Pologne», répond, surpris de l’engouement, le pilote concerné. Quelques minutes plus tard, l’Uruguayen Mauro Almeida, concurrent dans la catégorie quad, reçoit une ovation au moment de passer à la pompe.
Un petit kilomètre plus loin, la scène est plus calme et mieux organisée. YPF, enseigne nationale de distribution de carburant, a planifié une opération de promotion pour la venue des pilotes du Dakar. Cordon de sécurité et vigiles pour tenir les badauds à l’écart, hôtesses et photographe pour immortaliser la visite de la course dans la station-service. «Parfois, il y a le public, parfois on a ce genre d’accueil, sourit le Français Alain Hermet. Si on les écoute, on s’arrête tout le temps prendre de l’essence.» Réservoirs remplis, les pilotes peuvent entamer la spéciale. Pour l’ambiance, ils sont déjà servis.