Ligue des champions: Face à l'Olympiakos, Paris termine le travail

Romain Scotto au Parc des Princes

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La joie de Maxwell, Ibrahimovic et Cavani après un but de Paris face à l'Olympiakos, le 27 novembre 2013
La joie de Maxwell, Ibrahimovic et Cavani après un but de Paris face à l'Olympiakos, le 27 novembre 2013 — Michel Euler/AP/SIPA

Les grosses écuries ne se contentent pas de quelques coups d’éclats lors des grandes affiches. Elles savent aussi expédier les affaires courantes, régler les basses besognes, comme l’a fait Paris mercredi soir en Ligue des champions (2-1). Face à l’Olympiakos, le PSG a conclu un trente-cinquième match sans défaite pour remplir son premier objectif de l’année, une place en huitièmes de finale de la Ligue des champions. Un match nul suffisait aux coéquipiers de Matuidi pour franchir cette première marche. Ils ont donc pris un peu de marge pour officialiser une qualification attendue depuis trois semaines et l’accident de parcours subi face à Anderlecht (1-1).

 Verratti rapidement expulsé

Après cinq journées, les Parisiens peuvent donc attendre le tirage au sort du prochain tour sereinement puisqu’ils sont épargnés d’un dernier match à enjeu, le 10 décembre. Ils se rendront à Lisbonne en touristes, ce qui devrait encore permettre à Blanc de faire une fois de plus appel à son banc. Ce confort de travail, ils le doivent avant tout à Cavani, qui a marqué à une minute de la fin sur un contre. Mais aussi à Ibrahimovic auteur de son huitième but dans la compétition dès la 7e minute sur une nouvelle passe décisive de Van der Wiel. Un grand classique en Coupe d’Europe.

Avec son équipe type, Paris n’est jamais très manoeuvrable cette saison. Il l’a démontré jusqu’au début de la deuxième période et l’expulsion de Marco Verratti, poussant Laurent Blanc à revoir son dispositif tactique. L’Italien a quitté ses partenaires après deux cartons aussi évitables l’un que l’autre. Une main grotesque et une faute sans intérêt très loin de sa surface. Sans ces deux erreurs de jeunesse, le PSG n’aurait sûrement pas tremblé sur l’égalisation grecque (80e). Le Parc aurait aussi pu profiter un peu plus longtemps du spectacle offert par son trio d’attaque Lavezzi-Ibra-Cavani. Il pourra remettre ça dimanche soir en Ligue1 contre Lyon. Un match qu’il était un temps question de reporter pour cause de grève. L’un des rares moyens d’échapper à une défaite contre Paris ces temps-ci.