Ligue des champions: Visite très guidée pour les supporters marseillais à Naples

À Marseille, Camille Belsoeur

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Les CRS positionnés au pied d'une tribune du stade Vélodrome, pendant OM - Naples, le 22 octobre 2013.
Les CRS positionnés au pied d'une tribune du stade Vélodrome, pendant OM - Naples, le 22 octobre 2013. — Claude Paris/AP/SIPA

 Quinze jours après avoir reçu une fessée napolitaine au Vélodrome (1-2), l’OM se déplace mercredi en Campanie dans l’espoir de marquer ses premiers points en Ligue des champions. Pour l’occasion, près de 1.000 fans marseillais accompagnent leur équipe, sous haute surveillance policière. Après les violents incidents du match aller où des heurts avaient éclaté avant et pendant la rencontre, pour un bilan de sept interpellations (dont six Napolitains) et plusieurs blessés légers, le service de sécurité de l’OM est sur les dents. L'antagonisme entre cousins méditerranéens est avant tout lié à la proximité des ultras marseillais avec ceux de la Sampdoria de Gênes. Une banderole dans la langue de Dante avec pour inscription «les ennemis de nos amis sont nos ennemis. Forza Samp!» avait ainsi été déployée dans les tribunes du Vélodrome avant le coup d’envoi du match aller.

Cinquante stadiers sont donc retenus par l’OM pour effectuer le voyage et les dirigeants olympiens ont demandé aux fans, lors d’une réunion qui s’est tenue la semaine dernière, de ne pas se déplacer en ville avant le match. Une consigne plus ou moins appréciée par les clubs de supporters.

«C’est à croire qu’on va craindre pour notre vie»

Chez les Yankees, «qui seront nombreux», selon un membre de l’association qui préfère rester anonyme, «on a tellement entendu de choses à droite et à gauche qu’on n’a plus trop envie d’écouter les consignes de sécurité. Si on écoute [les dirigeants], c’est à croire qu’on va craindre pour notre vie à Naples».

Pour ce voyage en terre italienne, une dizaine de bus et trois avions ont été mis à disposition des supporters. Les South Winners, qui seront 144, occuperont un appareil. «Contrairement à ce qui se fait d’habitude en coupe d’Europe, on débarque là-bas mercredi, le jour du match, pour ne pas prendre de risque», explique un membre des Winners qui fait le voyage. Pas de traditionnelle balade touristique de veille de match donc pour les fans olympiens, qui se faisaient pourtant une joie de se rendre à Naples lors du tirage au sort. Pour eux, la fête est un peu gâchée.