Didier Deschamps: «Se mettre dans l'état d’esprit des barrages»

Propos recueillis par Bertrand Volpilhac
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Didier Deschamps, le sélectionneur de l'équipe de France, le 10 octobre 2013, au Parc des Princes.
Didier Deschamps, le sélectionneur de l'équipe de France, le 10 octobre 2013, au Parc des Princes. — F.FIFE/AFP

Didier Deschamps n’a pas de certitudes, mais des convictions. C’est ce qu’il s’est tué à répéter en conférence de presse avant d’affronter l’Australie, vendredi, dans un match qui va conduire l’équipe de France à la rencontre face à la Finlande et surtout aux barrages, en novembre prochain, pour aller à la Coupe du monde. Des matchs qui sont déjà dans toutes les têtes. 

A quoi servent ces deux matchs face à l’Australie et la Finlande?
A les gagner! A être plus tranquille, à avoir plus de sérénité. Ça ne va rien augurer de la réussite en novembre mais ça semble logique de passer par des bons résultats. Quand on dit préparer, c’est se mettre dans l’état d’esprit dans lequel on devra être lors des barrages, même si le contexte sera différent. 

Que savez-vous de cette équipe australienne?
L’Australie est déjà qualifiée pour la Coupe du monde. Certes, leur dernier match face au Brésil a été pénible (défaite 6-0) mais elle a des joueurs qui jouent aux quatre coins du monde, dans des grands championnats. C’est une équipe assez directe, plutôt efficace dans le jeu sur les côtés, avec beaucoup de centres. 

Vous allez jouer ce match au Parc des Princes. Est-ce que ce stade est toujours une maison pour l’équipe de France?
C’est une maison mais on a bien fait de déménager. Moi, si j’avais à me rappeler une maison, je préfère me rappeler celle un peu plus au nord [le Stade de France]. Ici, j’ai mon plus mauvais souvenir [la défaite face à la Bulgarie en 1993]. Aujourd’hui, on est content d’être là, c’est un beau stade et il sera plein. Depuis la Coupe du monde, l’histoire de l’équipe de France est liée à celle du Stade de France

Y a-t-il des places à prendre dans votre équipe pour les barrages face à l’Australie?
Oui, pourquoi pas? Après, je connais les joueurs… 

Vous avez des certitudes sur votre équipe?
Non, des convictions. Les certitudes en football, elles peuvent être balayées du jour au lendemain…

Ça ne vous manque pas de ne pas en avoir?
Les certitudes, tant mieux si certains en ont. J’ai des convictions sur beaucoup de choses, mais pas de certitudes. Les certitudes peuvent être balayées d’un match à l’autre par les suspendus et les blessés. Après, même si je suis obligé de faire des changements contraints et forcés, je sais sur qui je peux compter. 

Ça veut dire que vous connaissez votre onze type dans un monde idéal?
Il peut être évolutif, mais en grande majorité oui. Je peux avoir des choix plus difficiles sur un, deux ou grand maximum trois postes. Je sais le système où on est le plus performant [en 4-2-3-1]. Même s'il peut y avoir une option de jeu différente, je ne suis pas à la recherche du système. 

Qu’est-ce que vous attendez de ce match face à l’Australie pour en avoir, des certitudes?
(Agacé) Arrêtez avec ce mot-là! Je souhaite qu’on maîtrise, qu’on crée des difficultés à l’adversaire, qu’on puisse marquer des buts. De préférence avec les attaquants, car ils sont là pour ça.