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Equipe de France: Pour l'attaquant australien Mile Sterjovski, «la popularité du football a énormément évolué depuis 2006 en Australie»

Equipe de France: Pour l'attaquant australien Mile Sterjovski, «la popularité du football a énormément évolué depuis 2006 en Australie»

FOOTBALL – Les Bleus défient les Socceroos vendredi soir…
Propos recueillis par Romain Baheux

Propos recueillis par Romain Baheux

A quoi doivent s’attendre les Bleus? Opposée à l’Australie en match amical vendredi, l’équipe de France va profiter de l’occasion pour préparer les très probables barrages pour la Coupe du monde 2014. Déjà qualifiés, les Australiens entendent créer la surprise au Brésil comme l’explique l’attaquant Mile Sterjovski. Ancien joueur de Lille (2000-2004), Sterjovski n’est plus international depuis 2010 mais évolue toujours dans le championnat domestique pour les Central Coast Mariners. Professionnel depuis près de 20 ans, il évoque l’évolution du football en Australie.

Comment pourriez-vous décrire l’équipe nationale australienne?
Cette sélection est un mélange entre des cadres habitués à jouer des matchs internationaux et beaucoup de jeunes qui doivent être testés. La Coupe du monde n’est plus si loin et nous devons trouver le bon équilibre entre l’expérience et la jeunesse. Il y aura de bons joueurs contre la France, ils n’auront rien à perdre et auront envie de prouver qu’ils peuvent rester en sélection. Leur faiblesse est qu’ils n’ont pas beaucoup de vécu commun et ça devrait se voir.

Que peut viser l’Australie à la Coupe du monde 2014?
Si on trouve un bon équilibre entre nos joueurs, je pense que les Socceroos (le surnom de la sélection australienne) peuvent surprendre beaucoup de personnes à la prochaine Coupe du monde. Nous avons beaucoup de bons jeunes joueurs comme Tom Rogic ou Mathew Ryan. S’ils continuent de jouer en Europe, je pense que l’on peut faire de bonnes choses.

Quel est le niveau du championnat australien?
Depuis que j’y ai débuté en 1995, ça a beaucoup changé. A l’époque, il n’y avait que des équipes semi-professionnelles qui ne s’entraînaient que deux à trois soirs par semaine. Le niveau était quand même bon et ça a produit d’excellents joueurs comme Mark Viduka (ancien attaquant de Leeds). En 2004, la A-League, un championnat professionnel avec dix équipes, a été lancé. On y joue un football rapide et attractif et on a pu attirer des grands joueurs comme Alessandro Del Piero, Shinji Ono et Robbie Fowler.

Il y a beaucoup de joueurs étrangers dans le championnat australien, cela empêche-t-il les jeunes joueurs de jouer et donc de progresser?
A mon sens, l’équilibre entre les étrangers et les joueurs australiens est assez bon. Les jeunes peuvent apprendre des étrangers qui évoluent chez nous. Un joueur comme Alessandro Del Piero a beaucoup d’expérience à transmettre. Je pense que les étrangers sont un atout pour notre championnat.

La perception du football a-t-elle changé depuis le début de votre carrière?
La popularité de ce sport a énormément évolué. A l’époque, le football n’était pas très suivi et les seuls matchs importants à regarder étaient les rencontres qualificatives pour la Coupe du monde. Le tournant a été la Coupe du monde 2006 (où l’Australie a atteint les huitièmes de finale). On a gagné le respect de notre pays et du monde entier. Les gens ont commencé à reconnaître les joueurs et les Socceroos sont devenus l’une des plus importantes sélections nationales australiennes avec les Wallabies (l’équipe nationale de rugby).