Kevin Gameiro, un retour en forme avant un retour en Equipe de France?

FOOTBALL L'ancien attaquant du PSG s'éclate à Séville et pourrait retrouver les Bleus...

Antoine Maes

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L'attaquant français du FC Séville Kevin Gameiro félicité par ses coéquipiers après un but contre Estoril en Ligue Europa, le 21 septembre 2013.
L'attaquant français du FC Séville Kevin Gameiro félicité par ses coéquipiers après un but contre Estoril en Ligue Europa, le 21 septembre 2013. — PATRICIA DE MELO MOREIRA / AFP

Kevin Gameiro revient en France! Pour le moment, ce ne sera que courant octobre, et juste pour inaugurer un complexe de futsal à Strasbourg dans lequel l’ancien joueur du PSG investit. Mais, installé comme titulaire au FC Séville cette saison, il pourrait tout de même retrouver l’Hexagone un peu plus vite que prévu: auteur de cinq buts en sept matchs avec son nouveau club (trois en championnat, deux en Ligue Europa), Gameiro est redevenu une piste crédible aux yeux de Didier Deschamps.

Le sélectionneur des Bleus révélera jeudi la liste des joueurs retenus pour le match contre la Finlande, en éliminatoires de la Coupe du monde 2014. Et Gameiro, qui n’a plus fréquenté Clairefontaine depuis deux ans, sait que son début de saison en Liga parle pour lui. D’autant plus que l’identité du troisième attaquant des Bleus, derrière Benzema et Giroud, est assez mouvante (Gomis, Gignac…). 

«Il y a des joueurs de Newcastle, et Séville c’est du même standing…» 

Khalid Kerssane, qui partageait la chambre de Kevin Gameiro au centre de formation de Strasbourg et avec qui il s’est lancé dans le futsal, le confirme: «Il revit en Espagne.» «Il lui faut l’herbe pour s’exprimer. S’il continue à marquer des buts, je ne vois pas pourquoi la porte lui serait fermée. On a vu l’exemple de Kondogbia, qui était à Séville avant Monaco. Il y a aussi des joueurs de Newcastle, et Séville c’est du même standing, voire mieux», assure ce proche de l’ancien Parisien

Pour revenir à un bon niveau, Gameiro, recrue pré-Qatar du PSG, a d’abord dû digérer sa dernière saison au PSG. Cantonné au banc, il a grappillé quelques minutes et quelques buts (huit au total). «Mine de rien, il a quand même été champion de France avec son club de cœur», reprend Kerssane. Son objectif atteint et ses valises faites, le natif de Senlis s’est vite adapté à la vie ibérique. S’il commence à peine maîtriser le castillan, sa femme et son fils l’ont très tôt rejoint en Andalousie. «Sans compter le climat, qui lui convient mieux», se marre Kerssane. Mais ça, ça n’a pas vraiment changé à Clairefontaine.