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Ligue des champions: L’Olympiakos, un grec sauce française
FOOTBALL – L’adversaire du PSG compte six joueurs passés par la Ligue1. Une filière qui a fait ses preuves…Romain Scotto
A la recherche d’un point de chute pour relancer un joueur, se délester d’un gros salaire ou prêter un espoir? Pas de panique. Dans les dernières heures du mercato, l’Olympiakos Le Pirée est toujours là pour résoudre les petits soucis des présidents et agents de Ligue1. La ligne franco-grecque a encore chauffé l’été dernier avec les arrivées d’N’Dinga et Yatabaré dans le «money time» du marché des transferts. Deux arrivées qui succèdent à celles de Bong, Campbell, Machado, Medjani ou Saviola, quatre autres anciens pensionnaires de L1 sous contrat chez le champion de Grèce.
Entre la France et le club athénien, opposé au PSG mardi soir en Ligue des champions, la connexion s’explique en partie par l’arrivée dans l’organigramme de deux têtes bien connues de la L1. Christian Karembeu, ancien joueur du club désormais conseiller principal du président. Et Pierre Issa, le nouveau directeur sportif. «La France, c’est un championnat que l’on connaît bien. C’est évident que l’on fasse venir des joueurs dont on connaît les caractéristiques, note le champion du monde 98. Pour eux, ça peut être un tremplin pour la suite.»
«Athènes, une très jolie capitale»
Historiquement, les joueurs made in L1 ont «souvent bien réussi à l’Olympiakos», poursuit le Bastiais François Modesto, citant Domi, Karembeu, Djebbour, Mirallas, Abdoun, Yaya Touré, et lui-même. Parti l’été dernier, le défenseur y a passé les trois plus belles années de sa carrière: «Vous jouez la Ligue des champions, bénéficiez d’une très bonne organisation, êtes payé à l’heure et vivez à Athènes, une très jolie capitale.» Tous les joueurs étrangers sont d‘ailleurs réunis dans un même quartier, Voula, îlot préservé de la crise frappant le pays.
«S’ils recrutent en France, c’est aussi une norme économique, embraye Didier Domi, désormais consultant pour Al-Jazeera. Avant ils pouvaient se payer des Rivaldo 2, 3 millions à l’année. Il faut dire les choses, ce n’est plus le même niveau. Le mécène du club, Marinakis, peut se saigner une ou deux fois dans l’année, mais il ne peut plus faire venir des joueurs de classe mondiale.» Mardi soir au Pirée, ceux-ci, se trouveront plutôt du côté du PSG.


















