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Ligue des champions: Pour Christian Karembeu, «l'Olympiakos veut titiller les meilleures équipes comme le PSG»

Ligue des champions: Pour Christian Karembeu, «l'Olympiakos veut titiller les meilleures équipes comme le PSG»

FOOTBALL – Le champion du monde 1998 est le conseiller du président de l'Olympiakos, qui défie Paris en Ligue des champions mardi…
Romain Baheux

Romain Baheux

Depuis le mois de juin, Christian Karembeu a intégré l’organigramme de l’Olympiakos, où il a joué pendant trois ans (2001-2004), comme conseiller du président. Mardi soir, il va vivre sa première rencontre de Ligue des champions dans la peau d’un dirigeant contre le PSG. Il espère voir la formation grecque perturber les Parisiens.

Qu’est-ce qui a changé en Grèce entre votre passage comme joueur et maintenant?

Beaucoup de choses. Quand je suis arrivé, le pays se préparait pour les Jeux olympiques de 2004. L’aéroport venait d’être construit, les routes et les infrastructures se multiplaient. Maintenant, il y a la crise économique et les choses sont beaucoup plus compliquées. Le football a aussi évolué. Pour nous, c’est un mal pour un bien. On forme des jeunes et on doit se montrer malin et sage dans notre recrutement. Notre objectif est d’être champion pour assurer la pérennité du projet.

Plusieurs joueurs de l’effectif de l’Olympiakos viennent de Ligue 1 (Gaëtan Bong, Delvin Ndinga, Carl Medjani). Pourquoi?

Déjà parce que les joueurs de Ligue 1 passés par le championnat grec ont souvent laissé des bons souvenirs. Avec Pierre Issa (le directeur sportif du club et ancien joueur de l’OM), c’est aussi un championnat que l’on connaît bien. C’est évident que l’on fasse venir des joueurs dont on connaît les caractéristiques et le championnat. Pour eux, c’est la possibilité de jouer la Ligue des champions, ça peut être un tremplin pour la suite de leur carrière.

Comment est perçu le PSG en Grèce?

Un peu partout que dans le reste du monde. On est bien obligés de constater de l’impact des investissements qataris pour ce club. Je pense que c’est une bonne chose pour le football français. Ca me rappelle les investissements qu’avaient mené il y a plus de vingt ans des gens comme Bernard Tapie à Marseille ou Claude Bez à Bordeaux. C’est un peu grâce à ça qu’on a été champions du monde en 1998, ça a donné envie à des jeunes comme Zinédine Zidane de se mettre au football. J’espère qu’un Zlatan Ibrahimovic incitera des jeunes Français à se lancer.

Quelles seront les ambitions de l’Olympiakos dans ce groupe?

Ce qui nous anime, c’est l’envie d’aller titiller les meilleures équipes. On sait que le PSG et Benfica sont les favoris du groupe mais on a envie de jouer notre chance à fond. On a des nouveaux joueurs à intégrer, il faut vite acquérir les automatismes. Mardi, on sera chez nous, on tentera de bousculer le PSG et ses stars avec notre collectif.

Vous allez retrouver Laurent Blanc, avec qui vous avez été champion du monde en 1998…

On est toujours en contacts, on n’a pas attendu de connaître le tirage au sort pour se donner des nouvelles. C’est logique de le voir revenir dans ce milieu. Quand on est passionné par son métier, on a envie de retourner au bord d’un terrain à un moment donné. Sion regarde son CV, on voit que c’est quand même fort entre Bordeaux et les Bleus. Il est paré pour ce défi, il connaît les exigences de ce club.