Equipe de France: Noël Le Graët aime les «sales gosses qui jouent bien au foot»
FOOTBALL – Le président de la fédération a apprécié l’influence des anciens des exclus de l’équipe de France…R.S.
Depuis sa prise de fonction il y a deux ans, Noël Le Graët répète qu’il faut «arrêter de parler de Knysna» ou des comportements malvenus du dernier Euro. Pourtant, après la victoire des Bleus en Biélorussie (2-4), mardi soir, le président de la fédération a bien été obligé de mettre en perspective l’influence de certains anciens «bannis» des Bleus. Franck Ribéry et Samir Nasri, auteurs de trois des quatre buts de l’équipe de France, mais surtout Patrice Evra, dont la prise de parole dans le vestiaire à la mi-temps a remobilisé les troupes.
En tant que trentenaire expérimenté, l’ex-capitaine de Manchester et des Bleus a toute la légitimité pour s’exprimer devant le groupe. Mais il reste aussi l’un des piliers de la Coupe du monde 2010, l’instigateur de la «chasse à la taupe», le gréviste en chef de Knysna. «Ecoutez, les sales gosses qui jouent bien au foot, j’aime assez», évacue de son côté Le Graët, ravi que le néo-remplaçant ait trouvé un rôle à jouer dans le vestiaire. «Je suis toujours partisan de bonne conduite. Quelqu’un qui fait une faute, il prend des matchs de suspension. Mais après, il faut arrêter. C’est comme avec la justice. On ne reparle pas la peine de quelqu’un qui a été puni toutes les semaines.»
Même s’il n’a pas assisté au discours de remobilisation d’Evra, l’ancien président de l’En Avant Guingamp sait qu’il était «très proche de ses copains, il les a rassurés. C’est ce qu’il faut dans ces moments-là (...) En dehors de ce qu’il s’est passé il y a quelques années, il a l’équipe de France dans le sang. C’est un gagneur. Il traîne une réputation souvent aggravée par des soi-disant spécialistes du sport. Mais c’est un homme remarquable, qui a envie de bien faire.» Qu’il soit titulaire ou remplaçant.


















