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Euro 2013: Les forfaits, mot tabou de la préparation des Bleus

Euro 2013: Les forfaits, mot tabou de la préparation des Bleus

BASKET – Les hommes de Vincent Collet ont entamé leur préparation pour le prochain Euro qui débutera en septembre…
R.S.

R.S.

A l’Insep depuis quelques heures, Johan Petro a un peu de mal à se faire une place parmi ses nouveaux coéquipiers. Le pivot d’Atlanta, qui n’avait plus mis les pieds en équipe de France depuis quatre ans, avoue qu’il ne connaît pas tout le monde chez ces Bleus, lancés dans la préparation de l’Euro 2013 à partir du 3 septembre. Appelé à la dernière minute pour pallier six forfaits - Joakim Noah (Chicago), Kévin Séraphin (Washington), Ludovic Vaty (arrêt) Ian Mahinmi (Indiana), Rudy Gobert (Utah), Ronny Turiaf (Minnesota)- plus ou moins justifiés dans le secteur intérieur, le «revenant» sait très bien qu’il a bénéficié de circonstances favorables pour intégrer le groupe de présélectionnés.

A l’heure des retrouvailles, le sujet reste quand même sensible, surtout quand il arrive aux oreilles du sélectionneur: «J’aborderai les forfaits dans la première intervention qu’on fera ensemble. Mais après, on ne le refera pas», pestait lundi le coach des Bleus. Il y a dix jours déjà, il avait évoqué une «rupture dans le pacte envers le maillot bleu», après le forfait de Ronny Turiaf. Si le Martiniquais est excusé pour blessure, tout comme Ludovic Vaty dont la carrière a été stoppée par un problème cardiaque, d’autres ont présenté une justification un peu légère aux yeux du staff, qui prend soin de ne pas citer les noms des joueurs concernés.

Batum: «Je peux comprendre leurs décisions»

Pour ceux qui restent, il est désormais temps d’avancer. Edwin Jackson, qui vise une place dans les 12 sélectionnés, ne «pleurera pas les absents» même s’il comprend les choix de certains, découragés face aux pressions des franchises NBA. «On a eu des problèmes, mais on a encore une équipe compétitive», enchaîne Nicolas Batum qui arrive aussi à se mettre à la place de ses coéquipiers forfaits. «Je peux comprendre leurs décisions parce qu’ils ont une carrière à gérer à côté, assure le joueur de Portland. Ce n’est pas évident. On fait avec ça.» Idem pour Alexis Ajinça, l’un des rares pivots rescapés dans le groupe de Collet. «Un forfait, pourquoi? Je n’allais pas dire non alors que d’autres joueurs ne sont pas venus. Ceux qui ne viennent pas ont des choix de carrière et familiaux importants à faire.» A priori, suffisamment pour zapper les Bleus.