Football: Quand Franck Kita lâche les joueurs du FC Nantes dans un col des Alpes

David Phelippeau

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Francik Kita, le directeur général du FC Nantes, lors de la montée du col de  la Forclaz, le 11 juillet 2013
Francik Kita, le directeur général du FC Nantes, lors de la montée du col de  la Forclaz, le 11 juillet 2013 — © Photo FC Nantes / Arnaud Duret

Il n’était même pas sur le podium l’année dernière. Cette-fois, Franck Kita, le directeur général délégué du FC Nantes et fils du président du club (Waldemar Kita) s’est imposé au sommet du col alpin de la Forclaz (1157 m), où le Tour de France a déjà fait escale à six reprises.

 Il a devancé tous les joueurs de l’effectif du FC Nantes et a réussi à les lâcher un par un. «J’ai dû faire aux alentours de 40 minutes alors que l’année dernière j’avais réalisé près d’une heure, raconte le DG, aux anges. J’ai fini au mental.»

 Olivier Veigneau, le capitaine des Canaris, est arrivé trois ou quatre minutes après son employeur, devançant Adrien Trebel et Yohann Eudeline. «Je n’ai regardé le paysage que pendant les cinq premières minutes de l’ascension, poursuit Franck Kita, qui a écouté le rappeur américain 50 Cent pendant toute la montée. Après, j’avais la tête baissée et je ne regardais pas plus loin qu’à un mètre devant moi. Je ne voulais surtout pas qu’on me double car il n’y rien de pire que de se faire dépasser dans une ascension.»

 Kita: «Certains faisaient moins les malins à l’arrivée…»

Comment un DG de 31 ans a-t-il pu «mettre la misère» à une vingtaine de sportifs de haut niveau? Franck Kita ne veut pas fanfaronner mais précise déjà qu’il ne fume et ne boit pas. «Je fais du sport tous les soirs… mais j’ai toujours mon téléphone à portée de main», ajoute-t-il, en souriant.

A l’arrivée, les félicitations des joueurs furent spontanées. «On se charriait avec cette montée depuis le début de la semaine, explique Kita. Certains faisaient donc moins les malins à l’arrivée…» Pour l’anecdote, c’est l’attaquant Serbe Filip Djordjevic qui a fermé la marche mais a fini à pied.

Il est en nette progression car, il y a un an, il était monté dans le «camion-balai». L’attaquant vénézuélien Fernando Aristeguieta ne devrait pas se vanter d’avoir fini cinquième. Et pour cause: à peine remis d’une blessure au pied, il a grimpé l’essentiel du col avec un vélo électrique…