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Ligue 1 : Les recettes pour le succès de son stage de pré-saison

Ligue 1 : Les recettes pour le succès de son stage de pré-saison

FOOTBALL – les clubs de Ligue 1, qui ont tous commencé leur préparation estivale, comptent sur les stages pour créer une notion de groupe dans la souffrance et la convivialité…
Marc Nouaux et Nicolas Stival

Marc Nouaux et Nicolas Stival

Le PSG est en Autriche, Lyon est allé en altitude, à Tignes, Valenciennes ira en Bretagne pendant que Bordeaux sera en Suisse. A chaque club et chaque coach son lieu de stage préférentiel. Mais peu importe l’endroit, il y a surtout trois principes qui dictent la bonne tenue de cette semaine de préparation.

Trouver un lieu tranquille. La mer ou la montagne. Ce sont les deux destinations privilégiées par les clubs pour leur stage de pré-saison. Si on excepte, bien sûr, ceux qui choisissent l’Asie du Sud-Est ou les Etats-Unis car il y a de gros chèques à la clé. Pour les clubs français «classiques», l’objectif est la recherche de la tranquillité. Un stage ou deux, jamais plus, et surtout une volonté de trouver un cadre idéal et éviter les complications. Cette année, par exemple, l’OM, Lille ou Bordeaux ont déserté la côte basque, pleine de touristes au mois de juillet. «Avec les vacances, il y a trop de circulation, explique Francis Gillot, le coach girondin. Il y a des bouchons et on met deux ou trois heures pour aller au stade. Ce n’est pas bon pour les joueurs.»

Une préparation où l’on souffre. Des journées à trois entraînements, sous un soleil souvent accablant… Au sortir de plusieurs semaines de farniente à Ibiza ou Miami, le stage de préparation ne ménage pas les organismes. «A l’heure actuelle, je dirais que j’aime ça car je n’ai pas de club, sourit l’attaquant Hervé Bugnet, passé notamment par Bordeaux et Evian T.-G. Mais en général, on appréhende car tu ne vois pas trop le ballon. Les trois-quarts des footballeurs détestent ça. Ceci dit, c’est bénéfique.» Passé par Auxerre, Rennes, le Celtic Glasgow et Toulouse, Jean-Joël Perrier-Doumbé confirme. «Si tu ne souffres pas, tu n’as pas fait une bonne préparation», glisse l’ex-international camerounais, aujourd’hui retraité, qui a connu plusieurs méthodes. «A Auxerre, Guy Roux nous amenait en forêt tous les matins, mais la difficulté était modérée, se souvient l’ancien défenseur. Le plus dur, c’était à Rennes avec László Bölöni, un malade! D’ailleurs, on avait souvent un peu de mal en début de saison pour digérer la préparation. Mais on finissait très fort le championnat.»

Créer une cohésion de groupe. Faire chanter ses nouveaux coéquipiers ou chambrer ceux qui perdent lors des matchs de fin d’entraînement, c’est monnaie courante pendant les stages. «L’intégration se fait plus facilement, estime Bugnet. Ca permet de chambrer plus quand on se retrouve pour les repas. On peut prendre les fourchettes et les taper sur la table ou sur les verres en demandant aux nouveaux d’aller chanter.» «Les trucs les plus marrants sont irracontables, prévient Perrier-Doumbé. Mais il y a de bons moments, comme lorsqu’on fait chanter les petits nouveaux, ou lorsque celui qui perd un petit match doit faire une chorégraphie. Je me souviens de Xavier Pentecôte qui nous avait sorti une fausse chanson. On l’avait hué…» Mais pour bien se marrer, il faut savoir avec qui partager son temps libre. «Et bien choisir son voisin de chambre», souffle Bugnet, qui a déjà eu une mauvaise surprise avec Camel Meriem, à Bordeaux. «Ce n’est pas que je ne l’aime pas mais il ne disait pas un mot. C’est un mec très sympa mais au départ, il était très réservé. Ca me faisait bizarre parce que moi j’aime bien rigoler et faire le con.»