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Tour de France 2013: Pourquoi les marques investissent dans la caravane
CYCLISME – Trente-sept sont présentes sur la Grande Boucle…Romain Baheux
De notre envoyé spécial à Marseille (Bouches-du-Rhône),
Des tubes crachés dans des enceintes, des bobs jetés dans la foule et des jeunes déguisés en baguette ou en jockey juchés sur des chars. Comme chaque année, la caravane publicitaire est l’une des attractions du Tour de France. En 2013, elles sont trente-sept marques à avoir payé le ticket d’entrée pour s’insérer dans le convoi qui s’élance avant le peloton sur chaque étape de la Grande Boucle.
«La moitié de notre budget marketing est mis sur le Tour de France, raconte Patrick Bompart, responsable de la marque Cochonou pendant l’épreuve. C’est l’événement majeur de l’année.» Qui a forcément un coût, variant en fonction del’implication des annonceurs dans l’événement. Vittel doit ainsi débourser entre trois et cinq millions d’euros pour garantir son statut de partenaire. Présent dans la caravane pour la troisième année, Alcatel verse 2,7 millions d’euros à l’organisateur de l’épreuve Amaury Sport Organisation pour participer également au Critérium du Dauphiné ou au Tour d’Espagne.
Quelles retombées?
Souvent, la caravane n’est qu’un des éléments de promotion utilisés début juillet. Les marques présentes sur les routes de la Grande Boucle tiennent à le faire savoir et à s’afficher avec le label Tour de France. «Cette présence s’accompagne d’une campagne de publicité télévisuelle pendant les quinze premiers jours du Tour, détaille Françoise Bresson, directrice des partenariats Nestlé-Waters (Vittel). En magasin, on met en vente vingt millions de bouteilles siglées pour l’événement.» Prisée des marques alimentaires, la caravane leur ouvre un stand de dégustation à ciel ouvert. Appréciable pour un événement qui a attiré douze millions de spectateurs au bord des routes l’an dernier selon ASO.
Peut-on pour autant parler d’un effet Tour de France dans le chiffre d’affaires de ces sociétés? «On réalise 20 % de nos ventes en juillet et en août, explique Patrick Bombart, de Cochonou. On a également constaté que l’on gagnait des points de notoriété lors du Tour de France.» «C’est difficile d’estimer précisément les retombées imputables au Tour, estime Ludovic Leray, responsable communication et sponsoring d’Alcatel Europe. Ce qu’on veut surtout, c’est associer une image festive à la marque.» La caravane n'a pas fini de passer.
Peut-on pour autant parler d’un effet Tour de France dans le chiffre d’affaires de ces sociétés? «On réalise 20 % de nos ventes en juillet et en août, explique Patrick Bombart, de Cochonou. On a également constaté que l’on gagnait des points de notoriété lors du Tour de France.» «C’est difficile d’estimer précisément les retombées imputables au Tour, estime Ludovic Leray, responsable communication et sponsoring d’Alcatel Europe. Ce qu’on veut surtout, c’est associer une image festive à la marque.» La caravane n'a pas fini de passer.


















