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Euro 2013: Les Bleues se font braquer

Euro 2013: Les Bleues se font braquer

BASKETL'équipe de France a échoué à un point du titre de championne d'Europe...
A Orchies, François Launay.

A Orchies, François Launay.

Et soudain, le grand silence. Chauffé à blanc et survolté depuis le début de la rencontre, le public de la Pévèle Arena d’Orchies a subitement perdu la voix. La faute à ces satanées Espagnoles venues gâcher la fête programmée. Battue en finale de son Euro (69-70), la France ne sera pas championne d’Europe. Comme l’an dernier aux Jeux Olympiques , les Braqueuses échouent sur la deuxième marche du podium.

>> Le match à revivre en live comme à la maison

Mais à l’argent heureux de Londres succède l’argent amer d’Orchies. « On s’est fait braquer», résume simplement Céline Dumerc, une capitaine française abattue par ce scénario catastrophe. Tout était pourtant réuni pour le triomphe. Avec une équipe sympathique et populaire venue chercher un deuxième sacre européen à domicile après celui de 2001. Un début d’Euro parfait semblait confirmer l’inéluctable. Trop forte, trop complète, trop expériméntée, cette équipe ne pouvait pas perdre. Mais après sept victoires d’affilée, la France a fini par tomber face à d’intraitables Espagnoles.

« Une déception énorme»

Une courte défaite d’un point qui fait toutte la différence. «La déception est énorme. Je nous voyais championnes d’Europe. On y croyait, on avait fait l’Euro qu’il fallait jusque là. Il va falloir beaucoup de temps pour oublier ce match», reconnaît la meneuse Edwige Lawson. Sans doute stressées par l’enjeu, les Bleues ont mis du temps pour entrer dans leur finale. Menée de neuf points après le premier quart temps (12-21) puis de douze en début de deuxième, la France refait son retard juste avant la pause (35-36). S’en suit alors un incroyable mano à mano où chaque équipe se rend coup pour coup. Avec un trio à la baguette. Chez les Braqueuses, Gruda (25 points) mène son équipe face au duo diabolique espagnol: Torrens et Lyttle (41 points à elles deux). Mais les nombreux ballons et rebonds perdus, ajoutés à un arbitrage contestable, auront la peau de Bleues inconsolables.» J’ai un goût amer dans la bouche», conclut la pivot Isabelle Yacoubou. Un mauvais gôut pas prêt d’être digéré.