Tour de France 2013: La crédibilité d'Euskaltel dans la lutte contre le dopage

CYCLISME 20 Minutes vous propose un classement des équipes en fonction de leur crédibilité dans la lutte contre le dopage...

La rédaction sport

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Le coureur d'Euskaltel Samuel Sanchez, lors de sa victoire sur la 7e étape du Dauphiné le 8 juin 2013.
Le coureur d'Euskaltel Samuel Sanchez, lors de sa victoire sur la 7e étape du Dauphiné le 8 juin 2013. — Sipa

Euskaltel

NOTE: * *  

Passif des coureurs sous contrat

Alexander Serebryakov: Positif à l’EPO en 2012 sur un test hors compétition alors qu’il est chez Sanofi. En 2013, il rejoint Euskaltel et est de nouveau contrôlé positif à l’EPO hors compétition. L’équipe basque le licencie.

Mikel Astarloza: Contrôlé positif à l’EPO juste avant le Tour 2009 (participe quand même le temps que les résultats soient connus, il gagne une étape). Clame son innocence mais est suspendu deux ans. Fait appel pour réduire son amende. Rejeté par le TAS. Son équipe annonce d’entrée qu’elle le réengagera, ce qu’elle fait. 

Passif du staff

Igor Gonzalez de Galdeano (manager général): Porteur du maillot jaune au Tour 2002, il se retrouve au centre d'un litige entre l'UCI et l'Agence mondiale antidopage. Le coureur de Manolo Saiz, positif au salbutamol (une substance permettant de traiter l'asthme qui possède, à forte concentration, des effets anabolisants), présente une justification thérapeutique validée par l'UCI. Il poursuit le Tour (5e au classement final) avant d'être suspendu six mois par l'autorité française antidopage, une sanction valable uniquement en France. Son nom est cité dans l’affaire Puerto, sans conséquences. Repenti en tant que manager, il prône une tolérance zéro.

Alvaro Gonzalez de Galdeano (directeur sportif): Contrôlé positif à la nandrolone en 2000, il est premier coureur de la ONCE à se faire «prendre». Originellement suspendu six mois, il ne l’est que trois mois pour cette raison.

Attitude de l’équipe face au dopage 

Euskaltel revendique une tolérance zéro face au dopage. Malgré tout, elle est gérée par un ancien contrôlé positif, Igor Gonzalez de Galdeano, dont le maintien au poste de manager général était une condition sine qua non de la survie de l’équipe en 2012. Ça n’empêche pas le deux poids deux mesures non plus. Cette année, le Russe Serebryakov est licencié après un contrôle positif à l’EPO. Pour la même chose, Aztarloza est réintégré après avoir purgé sa suspension de deux ans. L’équipe n’est pas membre du MPCC.

Le classement:

5 étoiles

SojasunArgos-Shimano

4 étoiles

SkyOricaFDJ.frEuropcarCofidisGarmin

3 étoiles

VacansoleilLotto, AG2RCannondaleOmegaBelkinBMC

2 étoiles

EuskaltelMovistarRadioShackSaxo

1 étoile

LampreAstanaKatusha

Pourquoi un classement de crédibilité des équipes dans la lutte contre le dopage?

Retrouvez l'interview de Pierre Ballester, auteur de "Fin de cycles, autopsie d'un système corrompu"