Tour de France 2013: La crédibilité d'Omega dans la lutte contre le dopage

CYCLISME 20 Minutes vous propose un classement des équipes en fonction de leur crédibilité dans la lutte contre le dopage...

La rédaction sport

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Les coureurs de l'équipe Omega-Pharma le 2 juin 2013 en Belgique.
Les coureurs de l'équipe Omega-Pharma le 2 juin 2013 en Belgique. — Y.Jansen/AFP

OMEGA-PHARMA

Note: * * * 

Passif des coureurs

Tom Boonen: Il est contrôlé une première fois positif à la cocaïne en 2008, hors-compétition. Cette année-là, certaines courses décident de le priver de départ, comme le Tour de France, mais comme son contrôle positif est hors-compétition, il ne peut subir de poursuites sportives. En 2009, il est de nouveau contrôlé positif à la cocaïne, en avril. Son équipe le suspend jusqu’au 2 juin, mais comme le contrôle était une nouvelle fois hors-compétition, Boonen peut revenir sans être inquiété.  

Iljo Keisse: Contrôlé positif à un diurétique en décembre 2008, il est momentanément suspendu de son équipe Topsport Vlaanderen. Un an plus tard, la Fédération Belge le blanchit, expliquant qu'il avait ingurgité involontairement ses produits. Ce que ne croit pas le TAS, qui confirme sa suspension, jusqu’au 6 avril 2011 à l’étranger et jusqu’au 27 janvier 2012 en Belgique. Pendant la levée de sa suspension, en 2010, il a rejoint la Quick-Step.

Gert Steegmans: En 2009, l'équipe Katusha a placé ce sprinteur belge sur la liste des coureurs non-actifs, ce dernier refusant de se soumettre à la nouvelle disposition antidopage imposée par la formation russe. «Steegmans est le seul coureur de l'équipe qui a refusé de signer la charte du dopage et ça lui est reproché. Katusha n'accepte pas cette attitude», déclare le directeur sportif Jef Braeckevelt. Depuis, il est chez Omega-Pharma.

Passif du staff

Patrick Lefévère: En 2008, Patrick Lefévère a été accusé dopage dans le quotidien flamand Het Laatste Nieuws. Huit personnes, dont l'ancien coureur Luc Capelle, témoignent des prétendues pratiques illicites de l'actuel directeur sportif de la Quick Step: «Dans les années 1970, je fournissais des amphétamines et d'autres produits à Patrick.» Lefévère a attaqué en justice le quotidien pour diffamation. Il gagne le procès, puisque trois collaborateurs du journal sont condamnés à verser des dommages et intérêts de 500.000 euros.

Davide Bramati: Alors qu’il est coureur à la Mapei - Quick Step, son nom est cité dans la liste des 51 accusés après le raid “Blitz” au soir de la 17e étape du Giro 2001, lorsque la police italienne a fait une descente dans des hôtels de coureurs à San Remo et trouvé de nombreuses substances interdites. Mais cela reste sans suite.

Brian Holm: Ancien directeur sportif chez T-Mobile, il a admis s’être dopé en tant que coureur, à l’EPO, en 1996.

 Attitude de l’équipe face au dopage

A la suite de transcriptions de conversations téléphoniques, le nom de Luca Paolini apparaît dans l’affaire du Raid de Côme et Bergame, en 2005. Le coureur était alors sous les couleurs de la Quick-Step (entre 2003 à 2005). Les autorités italiennes ont en effet fait une descente dans un gymnase à Come afin d’arrêter des fournisseurs de produits dopants. Dans la foulée, sa maison est fouillée et rien n’est trouvé. En 2011, le Comité olympique Italien le blanchit. 

En 2012, l’UCI demande des explications quant à des fluctuations dans le passeport biologique de Carlos Barredo entre 2007 et 2011, alors qu’il était chez Quick-Step. Aucune procédure n’est engagée. L’équipe ne compte donc qu’un seul coureur convaincu de dopage, si l’on excepte Tom Boonen et ses problèmes de cocaïnes. Son staff a connu quant à lui quelques remous. l’équipe ne fait pas partie du MPCC.

Le classement:

5 étoiles

SojasunArgos-Shimano

4 étoiles

SkyOricaFDJ.frEuropcarCofidisGarmin

3 étoiles

VacansoleilLotto, AG2RCannondaleOmegaBelkinBMC

2 étoiles

EuskaltelMovistarRadioShackSaxo

1 étoile

LampreAstanaKatusha

Pourquoi un classement de crédibilité des équipes dans la lutte contre le dopage?

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