Tour de France 2013: Andy Schleck «n’est pas dépressif»

CYCLISME Le coureur de RadioShack espère être la surprise de l’été...

B.V.

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Andy Schleck, le 8 juin 2012, au Critérium du Dauphiné Libéré.
Andy Schleck, le 8 juin 2012, au Critérium du Dauphiné Libéré. — PASCAL PAVANI / AFP

Depuis deux ans, Andy Schleck n’a rien gagné. Pire, il ne s’est en jamais approché, terminant à peine la plupart de ses courses. Raillé, suspecté d’être mal dans sa peau, critiqué pour ses sorties nocturnes et son addiction à la bibine, le Luxembourgeois, vainqueur du Tour 2010 après le déclassement d’Alberto Contador, avoue pourtant ne «pas avoir de problèmes mentaux». «Je n’étais pas, JE NE SUIS PAS  une personne dépressive ou malheureuse, lâche-t-il dans L’Equipe. Sur le vélo, c’est vrai, ça n’allait pas trop bien, mais un jour je vais rouler à nouveau devant, et là, peut-être qu’ils vont dire…»

Il enchaîne, en mode théorie du complot: «Peu de gens me connaissent, mais l’important, c’est que ce cercle-là sait que je suis exactement», envoie le cadet de Fränk, qui n’a pas abandonné ses espoirs de briller sur le Tour, dont le départ sera donné samedi, après un Tour de Suisse correct. «Vous êtes surpris? Pas moi. J’avais juste besoin de la confirmation que mon travail allait payer. Pour autant, ça ne fait pas de moi un favori du Tour! J’ai mes idées, je les garde pour moi, mais peut-être que je serai la surprise de juillet…» Ce serait bien, car pour ceux qui ont eu la mauvaise idée de parier sur lui au Fantasy vélo -comme moi- Andy Schleck pointe toujours à zéro point.