Roland-Garros 2013: Pierre-Paul Monnet, l'homme qui a réponse à tout
TENNIS – Il est le responsable de la conciergerie des VIP…Romain Baheux
Dans son enfance, passée avec sa mère à Varsovie, Pierre-Paul Monnet rendait des services aux personnes âgées en faisant le tour des magasins de la ville pour leur trouver des aliments. Responsable de la conciergerie de Roland-Garros, il a désormais bien d’autres ressources pour satisfaire ses clients. Son travail? Satisfaire les VIP du Village, où les marques louent un espace pendant la quinzaine et y convient leurs clients. «Je compare notre service avec ce que l’on peut proposer dans un grand hôtel, raconte Monnet. On a une clientèle haut de gamme à satisfaire.»
Du plaid au lait de chamelle en passant par le chargeur de téléphone
Les besoins sont très variés et doivent surtout être satisfaits rapidement. Avec ses deux homologues et les chasseurs, Pierre-Paul, vêtu de sa tenue de concierge, est à l’écoute des désirs des spectateurs VIP du tournoi de la porte d’Auteuil. «Il n’y a pas de journée type mais on a des grands classiques qui reviennent: laver une chemise en un quart d’heure avant un rendez-vous d’affaires, réparer des chaussures, recharger des téléphones portables. On a aussi mis en place un service de dog-sitting où on va promener les chiens au bois de Boulogne.»
Voilà pour le basique. Mais pour les demandes plus farfelues, c’est au bureau du concierge qu’il faut aussi s’adresser. «Une fois, un diplomate a demandé du lait de chamelle. J’aurais pu lui dire qu’on n’avait que du Coca Light mais le challenge était intéressant. On a trouvé ça dans une ambassade africaine.» Ancien concierge dans un hôtel quatre étoiles à Paris, Monnet a développé son réseau dans la capitale pour répondre rapidement aux attentes des VIP. Un coup de froid sur le Central? Un coup de fil et 200 plaids sont livrés à Roland-Garros. «Les gens ici n’ont pas le temps d’attendre», martèle le concierge.
«Je ne fais rien qui sorte de la législation»
Joignable jour et nuit pendant le tournoi, Pierre-Paul Monnet est parfois réveillé pour préparer des petits-déjeuners. «Une fois, j’ai fait rouvrir une chocolaterie à 23 heures pour que les participants à un repas repartent tous avec leur boîte. Là aussi, il faut connaître les bonnes personnes.»
Présent depuis cinq ans à Roland-Garros, il assure parfois les fins de soirée des habitués du tournoi parisien en ramenant les uns et les autres sur son scooter. Mais ne comptez pas sur lui pour faire découvrir les vices interdits de la capitale. «Je ne fais rien qui sorte de la législation, assure-t-il. Après quelques verres, on m’a déjà demandé sous forme de boutade d’amener un deuxième oreiller mais je ne peux pas répondre à ces demandes.» Il lui fallait bien une limite.


















