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Dopage: Laurent Jalabert assure n'avoir jamais «participé à la course à l'armement»

Dopage: Laurent Jalabert assure n'avoir jamais «participé à la course à l'armement»

CYCLISMELaurent Jalabert s'est expliqué devant le Sénat...
Avec  AFP

Avec AFP

L'ancien N.1 mondial Laurent Jalabert a toujours eu «pleine confiance» dans l'encadrement des équipes cyclistes dans lesquelles il a évolué, a-t-il déclaré mercredi. «J'ai couru dans trois équipes. Comme les autres coureurs, j'avais tout un encadrement en qui, moi, j'avais pleine confiance. Que ce soit au niveau du management, de la partie mécanique, ou au niveau médical», a expliqué Jalabert devant la commission d'enquête du Sénat qui l'auditionnait dans le cadre de ses travaux sur l'efficacité de la lutte contre le dopage.

L'ancien grand champion, qui a également été le sélectionneur de l'équipe de France de cyclisme entre 2009 et le mois de février dernier, a reconnu avoir reçu des infiltrations de corticoïdes (aujourd'hui interdites) «qui étaient justifiées par des AUT (autorisations à usage thérapeutiques). Mais à aucun moment, je n'ai cherché à rencontrer de quelque manière que ce soit des médecins pour améliorer mes performances. Je n'ai pas dépensé un franc à l'époque pour en voir ou acheter des produits interdits», a-t-il souligné.

«J'ai perçu une différence dans la dernière équipe où j'ai été»

Après sa 4e place sur le Tour 95, Jalabert a raconté s'être mis à rêver de gagner le Tour. Mais «dès 96, j'ai pris un éclat. Ca a été pour moi une claque, et j'ai pris conscience que c'était au-dessus de mes moyens. Mais à aucun moment je n'ai voulu souhaiter participer à la course à l'armement (sic)», a-t-il déclaré. Jalabert indique également, après l'affaire Festina de 1998, avoir noté une «prise de conscience dans le peloton».

Jalabert a connu trois équipes dans sa carrière: une française (Toshiba, de 1989 à 1991), une espagnole (Once, 1992-2000, dirigée par Manolo Saiz, acquitté dans l'affaire Puerto), et une danoise (CSC-Tiscali, 2001-2002, managée par Bjarne Riis, qui avoué en 2007 s'être dopé pendant sa carrière).

«J'ai perçu une différence dans la dernière équipe où j'ai été», relate Jalabert. «Les médecins étaient présents dans l'équipe mais certains des coureurs avaient leurs habitudes ailleurs. Ce qui était d'ailleurs une préoccupation pour le manageur de l'équipe (Bjarne Riis) qui pratiquait des tests en interne afin de s'assurer de la ligne de conduite. Il existe des médecins satellites, j'en suis convaincu. C'est pour cela qu'un médecin attitré dans une équipe est la meilleure des choses», a-t-il indiqué.