Coupe de France: Paris finit par lâcher à Evian

FOOTBALL Aux tirs au but...

B.V.

— 

Zlatan Ibrahimovic au duel avec Bertrand Laquait, le 17 avril 2013
Zlatan Ibrahimovic au duel avec Bertrand Laquait, le 17 avril 2013 — PHILIPPE DESMAZES / AFP

Pendant quinze minutes, mercredi dernier, tout Paris s’était mis à effleurer l’idée d’un triplé historique. Une semaine plus tard, après avoir finalement lâché à Barcelone en Ligue des champions puis aux tirs au but mercredi soir face à Evian en quart de finale de Coupe de France, le Paris-SG n’aura «plus que» le titre pour se consoler et conclure une saison qui gardera forcément un petit goût d’inachevé.

Ce n’est pourtant pas faute de s’être rendu le match facile. Sur une magnifique reprise de Pastore (8e), bien servi par Beckham puis Jallet, le PSG a montré de manière éphémère son niveau Ligue des champions. Assez pour mener au score et tout gâcher dans la foulée. Repassé en mode décontracté tendance suffisant, comme il savait si bien le faire en début de saison, Paris a surtout passé son temps à subir le pressing d’Evian, qui a logiquement fini par égaliser (Khlifa, 43e) après avoir arrosé Douchez à plusieurs reprises.

Une saison déjà terminée?

Il faut dire qu’à force de jouer tous les trois jours depuis le retour de la trêve, les Parisiens semblent usés, autant physiquement que mentalement. Le carton rouge stupide de Thiago Motta, coupable d’un coup de pied sur Barbosa en fin de match (117e), en témoigne. Mais si l’on s’accorde bien volontiers avec eux pour dire qu’un déplacement au Parc des sports d’Annecy rivalise difficilement avec une soirée embrasée au Camp Nou, cela n’explique pas tout.

Sans idées, sans solutions, sans envie et bizarrement organisés (Matuidi a débuté ailier gauche) les coéquipiers d’un Ibrahimovic calamiteux - qui a d'ailleurs raté son tir au but, comme Thiago Silva - ont confirmé qu’ils avaient souvent tendance à se mettre au niveau de l’adversaire, ce qui est mieux contre le Barça que contre Evian. Pire encore, ils ont parfois donné l’impression que leur saison était déjà finie. Si l’on considère qu’il faudrait un tremblement de terre pour qu’ils ne soient pas champions, c'est effectivement comme si elle l'était.