Pelouses de Ligue 1: L'exemple rennais
FOOTBALL•Le club breton a fait beaucoup d'investissements pour améliorer la qualité de sa pelouse...B.V.
C’est parce que sa pelouse «a pendant longtemps été la risée de la Ligue 1» que le Stade Rennais a décidé de tout changer. En investissant dans de nouveaux équipements, le club breton a résolu son problème - «l’ombre causée par la tribune sud du Stade de la Route de Lorient, qui empêchait une partie du terrain de voir le soleil», explique Karim Houari, le stadium manager du SRFC. Depuis, Rennes a une pelouse impeccable et est devenu un exemple, comme Lyon ou Valenciennes. Avec la volonté de garantir la «santé des acteurs» et «d’assurer le spectacle».
Première étape: s’occuper de la pelouse elle-même. «On ne s’est pas contenté uniquement de remplacer chaque année le tapis végétal, décrit Karim Houari. On a revu la couche drainante et mis en place un substrat (support sur lequel peuvent se développer les végétaux) élaboré hyper drainant puis installé dessus un tapis végétal.» En plus de ces gros travaux, le Stade Rennais a décidé d’investir dans la luminothérapie, qui consiste à utiliser des rampes d’ampoules au sodium pour «reproduire le spectre de la lumière naturelle et provoquer artificiellement la photosynthèse». Une solution miracle qui a un coût: Environ 30.000 euros à l’année, pour une utilisation en moyenne 17 heures sur 24 et sur seulement 50% de la pelouse.
La même pelouse sur le centre d’entraînement
Autre décision forte, le Stade Rennais a décidé «de s’affranchir de l’utilisation d’employés municipaux», qui s’occupent généralement des pelouses dans les stades appartenant aux mairies. «Nous avons un jardinier concentré à 80% du temps sur le terrain d’honneur, explique le stadium manager. Nos propres salariés qui assument l’entretien de la pelouse et du centre d’entraînement.»
Car les pelouses annexes comptent aussi. «On a investi au centre d’entraînement dans un terrain et demi qui est la reproduction identique de celle qu’on a au stade pour que nos joueurs aient les mêmes conditions d’entraînement qu’au stade» conclut Houari.


















