Samuel Honrubia: «La manière ne compte pas»

HANDBALL L'ailier de l’équipe de France ne veut retenir que la qualification en quarts de finale...

Propos recueillis par Julien Laloye

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Nikola Karabatic et Samuel Honrubia se congratulent, le 12 janvier 2013 à Granollers.
Nikola Karabatic et Samuel Honrubia se congratulent, le 12 janvier 2013 à Granollers. — A.Estevez/SIPA

De notre envoyé spécial à Barcelone (Espagne)

Comme depuis le début des championnats du monde, Samuel Honrubia a été incroyable de facilité sur son aile. En une mi-temps, il a inscrit sept buts avant de laisser le relais à un Mickaël Guigou à peine moins efficace. Et depuis le banc de touche, le Parisien assure n’avoir pas eu l’impression que les Bleus aient tant peiné que ça pour battre les Islandais.

Samuel, on imagine que vous êtes soulagé par cette victoire longue à se dessiner?
Ca reste un huitième de finale contre l’Islande, voilà. On connaissait la qualité de cette équipe. Maintenant, c’était le premier match où il y avait vraiment de l’enjeu. Dans les vestiaires, dans la préparation du match, dans les regards, on sentait vraiment qu’il y avait quelque chose de différent. Tout le monde avait hâte que ça commence et ça a bien commencé.

La manière n’a pas vraiment été au rendez-vous pourtant?
L’important c’était de gagner. A partir des matchs secs, le score ne compte pas. On aurait peut-être pu gagner plus largement, on a été un peu en difficulté par moments, mais on n’a pas lâché et ça c’est bien.

Vous n’avez pas jamais eu peur?
Je ne répondrai pas à cette question. Pourquoi? Parce qu’il ne faut pas le dire quand on a peur (rires).

Il reste des réglages à trouver non ?
On s’en fout des réglages. L’essentiel c’est qu’on fasse ce qu’il faut pour gagner des matchs. On n’a pas eu beaucoup de temps pour travailler. Au handball on prend toujours des buts, il n’y a jamais des scores à 1-0. Le principal c’est d’en marquer une de plus que l’adversaire et c’est ce qu’on a fait contre l’Islande.

La suite s’annonce encore plus délicat avec la Croatie…
On va déjà profiter des deux jours pour récupérer. On connaît notre adversaire, il va falloir bien préparer le match, être prêt physiquement et dans la tête. Mais l’équipe de France a l’expérience de ces moments-là, tout le monde le sent.