Mondial de hand: Les Bleus toujours experts en la matière
HANDBALL•Les Bleus ont souffert mais ils ont fini par disposer de l'Islande en huitièmes de finale des championnats du monde...Julien Laloye
De notre envoyé spécial à Barcelone (Espagne)
Pour l’instant ça passe. Mais ça ne s’est pas fait tout seul et c’est peu de le dire. Les Bleus, qui avaient promis qu’on allait voir ce qu’on allait quand ça compterait vraiment, ont souqué pire que des forcenés pour se défaire d’une équipe d’Islande privée de ses trois meilleurs joueurs dimanche soir en 8e de finale des championnats du monde dimanche à Barcelone (30-28). «On ne va pas faire les difficiles, reconnaît Claude Onesta. Les matchs à élimination directe, c’est toujours à l’arraché. L’adversaire ne lâche pas. Il y a eu au moins une énergie collective, de la combativité, de la détermination, pas mal de choses qui nous avaient manqué jusque là». Une victoire au courage donc, et pas grand-chose de plus, concède un Jérôme Fernandez encore bien en peine sur le terrain. «Les matchs couperets ça se joue à l’envie, même si on a vu une équipe d’Islande beaucoup mieux rôdée que nous et qui a pratiqué un meilleur handball».
«Il y a encore du travail»
Jamais sereins au score, si ce n’est un court instant en milieu de seconde mi-temps (25-21), les Bleus, après s’être fait transpercés de loin contre l’Allemagne, ont encore ouvert grand les vannes face à l’Islande, mais cette fois de près. «Il va falloir régler progressivement ce qu’on pas su faire aujourd’hui sans dérégler ce qu'on a fait de bien en attaque. Mais on va arriver à stabiliser notre défense progressivement» veut croire Onesta. L'entraîneur des Bleus s'endormira tout de même avec quelques satisfactions en tête, comme la prestation stratosphérique du duo Honrubia-Guigou sur l’aile gauche (13 buts à eux deux), où la très bonne rentrée de William Accambray, réglé en mode Jeux de Londres (5/8 au tir).
>> Suivez le quart de finale de la France en live mercredi...
Bon an mal an, les Bleus se retrouvent là où ils voulaient être, en quarts de finale, avec en vue l’adversaire qu’ils imaginaient rencontrer depuis le début, la Croatie, si cette dernière ne fait pas de bêtises contre la Biélorussie lundi. L’équipe de France a-t-elle les moyens d’aller chercher une énième demi-finale face à son meilleur ennemi ? Accambray ne se voile pas la face : «Si on joue de la même manière que ce qu’on fait jusqu’à présent je pense que ça passera pas. Après si on arrive à être un peu plus costauds en défense… » Jérôme Fernandez ne voit pas si loin : «Il va surtout falloir récupérer. On vient d'enchaîner six matchs en huit jours et on a fini le match fatigués. Aujourd’hui, on est juste soulagés que l’aventure continue trois jours de plus». Trois jours pour se convaincre que la fin de l'histoire peut être belle, une fois de plus.


















